Le PPS présente son projet électoral et acte l’échec du front de gauche
Nabil Benabdallah, SG du PPS lors de la 8e session de son comité central. Crédit : PPS
Le siège national du Parti du progrès et du socialisme (PPS) accueillait, samedi 11 juillet, la 8e session de son comité central, la première depuis le 20 décembre. L'instance y a entendu le rapport du bureau politique présenté par le secrétaire général, Mohamed Nabil Benabdallah, examiné les projets de candidatures, puis approuvé à l'unanimité l'ensemble des documents soumis. Le rapport place la campagne sous un mot d'ordre en darija « نزعمو كاملين », « osons tous » et renvoie à la fin du mois d'août la publication du programme détaillé. C'est donc une architecture, non un chiffrage complet, que l'ancien parti communiste marocain livre à ce stade, dans un texte de 6 sections dont la logique est celle d'un parti d'opposition qui construit sa légitimité de gouvernement.
Un réquisitoire chiffré contre les comptes publics
Le cœur polémique du document tient dans sa troisième section, intitulée « Un gouvernement aux choix de classe défaillants ». Le PPS y aligne des indicateurs destinés à contester la présentation officielle des comptes. La dette publique, annoncée à 1 124 milliards de dirhams (MMDH) pour 2025, soit 67 % du produit intérieur brut (PIB), atteindrait en réalité 1 395 MMDH, soit 83 % du PIB, une fois intégrée l'ensemble de la dette publique garantie. Le déficit budgétaire affiché à 3,5 % s'établirait à 6 % si l'on neutralisait les « financements innovants ». Le déficit commercial est chiffré à 353 MMDH, en aggravation de 22,1 %.
Abonnez-vous pour continuer la lecture
à partir de 40 dh par mois
(facturé annuellement)
Choisir une offreLe Desk a été le premier à révéler
©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite.
