À New York, le Maroc met en avant le rôle des femmes dans la sécurité alimentaire en Afrique
Le Maroc a organisé, le mardi 17 mars, au siège des Nations unies à New York, un side event de haut niveau sous le thème « Les femmes au cœur de la transformation de la sécurité alimentaire en Afrique », en marge de la 70e session de la Commission de la condition de la femme (CSW70).
Présidée par l’ambassadeur Omar Hilale, représentant permanent du Royaume auprès de l’ONU, la rencontre a réuni des ambassadeurs d’États membres, des responsables onusiens et des représentants d’organisations internationales autour des enjeux d’autonomisation économique des femmes et de leur contribution au développement agricole du continent. Ont notamment pris part à cet événement le président 2026 de l’ECOSOC, Lok Bahadur Thapa, ainsi que la directrice exécutive d’ONU Femmes, Sima Bahous.
Dans son intervention, Omar Hilale a mis en avant le potentiel de transformation du secteur agricole africain, évoquant notamment la promotion de la transformation locale, l’accès aux fertilisants, le développement de chaînes de valeur résilientes et le renforcement des marchés régionaux. Il a également insisté sur le rôle central des femmes dans les systèmes alimentaires africains.
Le groupe OCP a été représenté à cette rencontre à travers sa filiale OCP Africa. Sa directrice générale, Hajar Alafifi, a indiqué que les programmes du groupe sont déployés dans plus de 40 pays africains et bénéficient à plus de 4 millions de petits exploitants agricoles. Elle a également rappelé que le groupe, présent sur cinq continents et actif dans les solutions de nutrition des plantes à base de phosphates, œuvre à garantir l’accès à cet élément essentiel pour la sécurité alimentaire, tout en valorisant le potentiel du phosphate marocain.
À travers OCP Africa, le groupe développe des solutions de nutrition des sols et des plantes adaptées aux contextes locaux, tout en collaborant avec les agriculteurs, les gouvernements africains, les institutions financières internationales – notamment la Banque mondiale et la Société financière internationale (SFI) – ainsi qu’avec le secteur privé, afin de renforcer les capacités locales et favoriser l’accès à des intrants agricoles.
Les discussions ont par ailleurs mis en lumière le rôle stratégique de l’agriculture dans un contexte marqué par le changement climatique, la dégradation des sols et les enjeux de sécurité alimentaire. Les intervenants ont souligné que les femmes produisent jusqu’à 70 % de l’alimentation sur le continent, tout en faisant face à des obstacles liés notamment à l’accès à la terre, au financement, aux intrants et aux marchés.
Les participants ont appelé à renforcer les politiques publiques, les investissements dans l’agriculture durable et les partenariats entre institutions internationales, États et secteur privé afin d’accélérer la transformation agricole du continent et de lever les freins à l’autonomisation économique des femmes.
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