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20.04.2016 à 19 H 21 • Mis à jour le 25.07.2016 à 06 H 38
Par
FINANCE

Alliances corrige sa bourde et actualise sa liste d’actionnaires

Le PDG d’Alliances est en première ligne dans la responsabilité des informations transmises au marché sur l’actionnariat de son entreprise. AIC PRESS
La Bourse de Casablanca a communiqué hier autour d’une révision exceptionnelle du flottant du titre Alliances. La liste des actionnaires publiée sur le site de la Bourse a été également mise à jour, révélant de nouvelles surprises concernant le tour de table du promoteur immobilier.

La liste des actionnaires de Alliances Développement Immobilier (ADI) a été mise à jour hier sur le site de la Bourse de Casablanca. L’actualisation ne concerne aucun autre émetteur de la place. « Les mises à jour sont généralement réalisées à un moment bien précis et cela concerne toutes les entreprises. Celle-ci intervient à un moment particulier, elle est exceptionnelle », explique une source à la Bourse de Casablanca. Le tableau récapitulatif du tour de table d’ADI, qui présentait des informations erronées, relevées par Le Desk le mois dernier, ne contient plus que 13 personnes (morales et physiques) contre 15 auparavant. 

SMCD finalement retirée

La société qui a été à l’origine du scandale, SMCD Limited, dirigée par le secrétaire particulier du roi, Mounir El Majidi, et basée aux Iles Vierges Britanniques jusqu’à sa liquidation en 2013, n’apparaît donc plus sur le tableau récapitulatif des actionnaires du promoteur immobilier. Elle détenait 1,43 % du capital.


Ce n’est pas la seule société à disparaître suite à cette nouvelle mise à jour « exceptionnelle ». Les « zinzins » marocains qui avaient participé, eux aussi, au placement privé réalisé en 2008, quelques mois avant l’introduction en Bourse d’Alliances, ne font plus partie du tour de table. C’est le cas de la Mamda et de la Mcma, qui possédaient 2,32 % chacune du capital, ainsi que  Wafa Assurance qui affichait 1,67 % lors de la dernière mise à jour réalisée le 30 juin dernier. Cela dit, il est impossible de savoir à quel moment exact ces investisseurs institutionnels sont sortis du capital.


Un autre retard de publication a lui aussi été rattrapé par cette opération et concerne le RCAR. La caisse de retraite, filiale de la CDG, avait annoncé en 2012 avoir franchi le seuil de 5 % dans le capital d’Alliances en détenant 5,08 %. Une information qui n’avait jamais figuré sur la liste des actionnaires d’Alliances. En tout cas, et à en croire cette nouvelle mise à jour, le RCAR détient désormais 8,39 % du capital d’ADI.

Alami Lazraq se renforce discrètement

En parallèle, de nouveaux actionnaires font leurs premières apparitions dans le tour de table du promoteur immobilier. C’est le cas de la Caisse marocaine de retraite (CMR), qui détient, selon cette dernière livraison de la BVC, 4,12 % du capital. Un autre acteur vient lui aussi d’émerger suite à cette nouvelle mise à jour : la société Holpar qui porte dans son portefeuille 4,37 % des actions d’ADI. Ce nouvel entrant n’est autre que la société de participations personnelle du PDG du groupe Alliances, Mohamed Nafakh Alami Lazraq.


Une montée dans le capital qui n’est pas très bien accueillie par la communauté des boursicoteurs et des analystes. « Le Monsieur a cédé le jour de l’introduction une partie de son capital à 625 dirhams et il a racheté à moins de 100 dirhams via cette nouvelle société  »,  dénonce un petit porteur. Avant d’ajouter « il aurait mieux fait de mettre cet argent dans le groupe Alliances, pour payer les salaires et redresser les finances de la société  ». On ne peut toutefois pas savoir à quel moment exact le magnat de l’immobilier a procédé à cette prise de participation, qui reste en dessous du seuil des 5 % et qui n’oblige donc pas à publier une communication publique.

Une révision du flottant qui pourrait faire du bien au titre

Cette nouvelle mise à jour a été accompagnée par une révision exceptionnelle du flottant de la société cotée sur les listes de la Bourse de Casablanca. Celui-ci devrait baisser, selon le communiqué de la BVC, de 35 % à 30 % à partir du 26 avril prochain. Une baisse qui serait due, selon les explications théoriques, à un renforcement du portefeuille d’un actionnaire stratégique. « Cela peut être l’actionnaire majoritaire ou un autre qui est lié par un pacte d’actionnaire  », explique Farid Mezouar, analyste financier indépendant et directeur de FL Market. Autrement dit, le renforcement de Holpar dans le tour de table de Alliances, pourrait être à l’origine de cette diminution du flottant. Par ailleurs, cette annonce pourrait avoir des répercussions sur la qualité du papier Alliances. Le titre devrait, automatiquement, perdre un peu de sa liquidité et les vendeurs pourraient avoir du mal à céder leurs actions sur le marché. D’un autre côté, si la machine tourne d’une façon efficiente, le cours de ADI reprendrait des couleurs et pourrait renouer avec les trend haussiers d’il y a quelques années. « Pour des actions comme Alliances, un flottant à 30 % demeure un bon niveau et ne constitue pas un frein pour le cours à ce niveau de la liquidité », estime Farid Mezouar.