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25.07.2016 à 17 H 38 • Mis à jour le 25.07.2016 à 19 H 16
Par
Balise

Maroc Telecom tire son épingle du jeu grâce à ses filiales africaines

Abdeslam Ahizoune, président du directoire de Maroc Telecom. DAVID RODRIGUES / LE DESK
Le premier opérateur du pays a mis en ligne ce matin ses résultats financiers semestriels pour 2016. Les activités à l’international et le fixe affichent des résultats honorables, contrairement au mobile local.

L’opérateur historique a publié ce matin ses résultats financiers relatifs au premier semestre 2016. A première vue, une période sous le signe de la croissance, comparée à celle de l’année dernière. Le chiffre d’affaires consolidé du groupe présidé par Abdeslam Ahizoune, a fait un bond de 6,1 % pour afficher 17,6 milliards de dirhams.


Merci l’Afrique !

Un résultat soutenu encore une fois essentiellement par les activités à l’international, qui contribuent désormais à hauteur de 43 % dans le chiffre d’affaires du groupe contre 39 % à fin juin 2015. L’activité des filiales africaines a progressé de 17 % pour s’établir à hauteur de 7,6 milliards de dirhams. Ceci s’explique par la hausse de 6,3 % du parc mobile dans les pays d’implantation du groupe, contre seulement 1,5 % au niveau local. L’opérateur cumule ainsi plus de 53 millions de clients à travers le continent. « La performance réalisée ce premier semestre démontre la pertinence des choix stratégiques du groupe en matière de diversification à l’international. Les filiales africaines, en croissance soutenue, contribuent de plus en plus aux résultats », s’enthousiasme Ahizoune sur le communiqué de presse accompagnant les résultats.


Ce dernier a bien raison de se féliciter de ses choix stratégiques, notamment son ouverture vers les autres pays africains. Car au niveau national, les voyants ne sont pas tous au vert. C’est le cas du résultat opérationnel avant amortissements (EBITDA) dégagé depuis le Maroc. Car si l’EBITDA du groupe atteint 8,5 milliards de dirhams et progresse de 1,3 %, ce n’est certainement pas grâce aux activités nationales. La hausse du résultat opérationnel a été freinée par la baisse de 1,9 % enregistrée au niveau local. En parallèle, l’EBITDA des filiales internationales a progressé de 8,5 %, pour s’établir à 2,8 milliards de dirhams.


Le mobile marocain handicapant

Et pour ne rien arranger, la méforme du mobile marocain se confirme malgré la hausse du parc de 0,5 % pour atteindre 18,2 millions de lignes. Cette rubrique a plongé une fois de plus et son chiffre d’affaires recule de 3,1 % à 6 934 millions de dirhams. Le groupe justifie cette baisse par le contexte concurrentiel difficile et aussi par la baisse des prix qui se poursuit. Dans le détail, les prix ont baissé pendant cette période de 23 %, sans être compensés par la hausse de l’usage qui a progressé de 14 %.


La bonne nouvelle provient, cependant, du parc fixe et internet qui essaie tant bien que mal de compenser le déficit occasionné par le mobile. Celui-ci connaît une progression de 4,8 % et contribue à hauteur de 4,47 milliards de dirhams dans le chiffre d’affaire d’affaires.


Le groupe traine aussi une dette nette assez conséquente et qui a enflé depuis quelques années. A fin juin 2016, elle culmine à 15,7 milliards de dirhams, soit une hausse de 4,3 % par rapport à la même période de l’année dernière. Mais malgré tout cela, le résultat net part du groupe s’élève à 2,9 milliards de dirhams, en hausse de 3,2 % par rapport au premier semestre de l’année précédente. Bénéficiant notamment d’une plus-value suite à la cession d’un actif foncier remonté par les activités des filiales africaines.


Suite à ces résultats, le groupe prévoit pour la fin de l’année une stabilité de son chiffre d’affaires et une baisse de l’EBITDA.