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21.08.2016 à 13 H 43 • Mis à jour le 21.08.2016 à 13 H 46
Par
Discours royal

Mohammed VI se fait le chantre de la solidarité africaine

Mohammed VI adresse un discours à la Nation à l’occasion du 63-ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple. MAP
L’anniversaire de la révolution du roi et du peuple a été l’occasion pour Mohammed VI de mettre en exergue sa nouvelle politique africaine, alors que le royaume s’active pour intégrer l’UA et en chasser la RASD.

Mohammed VI a saisi l’occasion du 63e anniversaire de la révolution du roi et du peuple, commémoration de la déportation du sultan Mohammed V par les autorités coloniales françaises en 1953, pour rappeler la nouvelle politique africaine du royaume et envoyer plusieurs messages aux autres pays du continent.


D’emblée, le roi a rappelé l’appui historique du mouvement marocain de libération à la révolution algérienne à l’époque de Mohammed V. Bien que l’alignement total de son successeur Hassan II sur le bloc occidental et la guerre au Sahara ont longtemps renvoyé l’image d’un Maroc « impérialiste » auprès de certaines nations africaines imprégnées par les idées anticolonialistes et anticapitalistes, Mohammed VI rappelle que le royaume avait joué, avec l’Algérie, « un rôle majeur dans la libération et l’indépendance de l’Afrique ».


Le roi pointe par ailleurs la responsabilité directe des anciennes puissances coloniales « dans les problèmes qui affligent les pays africains actuellement  » –  sous-développement, pauvreté, émigration, guerres, terrorisme – et tend publiquement la main à l’Algérie « pour servir les causes maghrébines et arabes et pour relever les défis qui se posent au continent africain.  »


Concernant l’engagement du Maroc en Afrique, Mohammed VI assure que celui-ci « n’a jamais été motivé par une volonté d’exploitation de ses richesses et de ses ressources naturelles  ». « Nous ne considérons pas l’Afrique comme un marché pour vendre et écouler les produits marocains, ou un cadre pour le lucre rapide, mais plutôt comme un espace d’action commune pour le développement de la région, au service du citoyen africain », affirme-t-il.

 

« Garder intacte la crédibilité du Maroc »

Le roi a envoyé un message à certains « acteurs » de ce co-développement, sans les citer nommément mais en les appelant à assumer leurs responsabilités et à honorer leurs engagements, « pour garder intacte la crédibilité du Maroc ».


Mohammed VI a également mis en avant la nouvelle politique migratoire du royaume. Il réfute l’existence de discriminations envers les migrants subsahariens au Maroc et tacle au passage l’approche européenne en la matière : « Nous regrettons les dérives qui ont marqué la gestion des questions de la migration au niveau de l’espace méditerranéen, faisant l’impasse sur toute politique réelle d’insertion des immigrés ».


L’occasion pour le souverain de soulever le problème de l’islamophobie rampante en Europe et de son impact sur les MRE. « Nous mesurons les difficultés qu’ils endurent du fait de la perversion de l’image de l’Islam et des attentats terroristes qui ont coûté la vie à bon nombre d’entre eux », explique-t-il. Mettant en avant son statut de leader religieux, Mohammed VI a fermement condamné les meurtres commis au nom de l’Islam et a rappelé que l’appel au jihad « est du ressort de la Commanderie des croyants, et qu’il ne peut émaner d’aucun individu, ni d’aucun groupe  ».