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22.08.2016 à 12 H 18 • Mis à jour le 23.08.2016 à 10 H 09
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Sexe & politique

Scandale sexuel au MUR : Au sein du mouvement, la thèse du « complot » est évoquée

Moulay Omar Benhammad (D), vice-président déchu du MUR suite à son interpellation pour adultère en compagnie de Abdelilah Benkirane, chef du gouvernement et secrétaire général du PJD, dont le MUR est la matrice idéologique. AIC PRESS
Le projet de mariage entre Moulay Omar Benhammad et Fatéma Nejjar daterait de six mois. La direction du MUR et le cercle familial des concernés auraient désapprouvé cette union. Le scénario d’une conspiration d'Etat est avancé sous couvert de l'anonymat

Selon une source proche du PJD et du MUR, la direction de la matrice religieuse du parti de la lampe –  qui dirige le gouvernement-  était au courant depuis six mois d’un projet de mariage envisagé entre ses deux leaders, Moulay Omar Benhammad et Fatéma Nejjar, interpellés samedi pour des soupçons d’adultère. « La direction du MUR s’est opposé à ce projet d’union, projet d’ailleurs désapprouvé par le cercle familial des deux personnes concernées », révèle cette source sous couvert de l’anonymat.


Un traquenard pour décrédibiliser le MUR ?

Aussi, les deux amants « n’ont pas renoncé à leur volonté de s ‘unir et ont maintenu leurs relations dans l’attente de trouver une issue à leur situation », précise la même source.


L’affaire est politiquement gênante à plus d’un titre pour le MUR et par extension pour le PJD puisqu’elle survient à quelques semaines des élections législatives. Aussi, au sein du mouvement, la thèse d’un traquenard est évidente, sans pour autant l’affirmer publiquement, se bornant à faire le dos rond en gelant la participation des deux mis en cause de toutes les instances du MUR.


« Ils étaient dans une voiture en train de discuter avant que trois véhicules de la BNPJ ne les encerclent à 7h du matin. Ils étaient manifestement sous surveillance et filés », prétend la source, qui évoque « un complot », et une « volonté de nuisance autour d’un thème sensible et souvent usité contre des personnes connues pour leur religiosité », sans pourtant désigner la partie soupçonnée d’avoir mené cette supposée conspiration.


La source tient cependant à rappeler que malgré son caractère illégal, « il existe une jurisprudence en matière de mariage coutumier ». « La justice a déjà tranché dans bien de cas similaires en abandonnant les poursuites pour adultère », tente de relativiser cette source, tout en reconnaissant que les deux vice-présidents du MUR « ont commis un impair dans la manière avec laquelle ils ont mené leurs démarches, et très mal géré leurs relations entre sphère privée et publique ».