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28.08.2016 à 14 H 36 • Mis à jour le 28.08.2016 à 14 H 36
Par
Présidentielle gabonaise

Ali Bongo décidé à prolonger le bail familial à la tête du Gabon

Le president Ali Bongo Ondimba dans un bureau de vote à Libreville le 27 août 2016. MARCO LONGARI / AFP
Les électeurs gabonais étaient conviés aux urnes samedi pour un scrutin présidentiel susceptible de constituer le plus grand défi à ce jour pour le chef de l'Etat sortant, Ali Bongo, dont la famille dirige le pays depuis près d'un demi-siècle

Agé de 57 ans, Ali Bongo a succédé en 2009 à son père Omar Bongo, mort après 42 années au pouvoir, et a remporté l’élection organisée la même année.


Le système électoral en vigueur favoriserait plutôt le sortant, mais l’unité de l’opposition pourrait avoir raison de l’avantage institutionnel dont bénéficie Ali Bongo après les décennies passées par sa famille au pouvoir. Le scrutin se jouant sur un seul tour, c’est le candidat arrivé en tête qui est élu.


Lors de la dernière présidentielle, en 2009, Ali Bongo l’avait emporté avec 41,73 % des suffrages. Mais il faisait face alors à une opposition éclatée avec pas moins de 22 adversaires. Cette année, ils ne sont que neuf à lui contester le pouvoir.


Son principal adversaire est un diplomate chevronné, l’ancien ministre des Affaires étrangères Jean Ping qui fut l’allié et le protégé d’Omar Bongo. Agé de 73 ans, il a notamment occupé les fonctions de président de la commission de l’Union africaine et de président de l’Assemblée générale des Nations unies.


Les bureaux de vote ont fermé leurs portes à 18h00 locales (17h00 GMT) mais plusieurs sont restés ouverts en raison de la forte affluence, a annoncé à la presse le président de la commission électorale, René Aboghé Ella. Les résultats ne sont pas attendus avant lundi ou mardi.


Les frontières, terrestres et maritimes, ont été fermées vendredi à minuit et le resteront jusqu’à samedi minuit.


Lutte contre la pauvreté

Durant la campagne, Jean Ping, qui a pris ses distances avec Ali Bongo et a quitté le parti au pouvoir en 2014, a misé sur le mécontentement né de la stagnation du niveau de vie dans ce pays pétrolier, qui compte moins de deux millions d’habitants.


« Le jour de gloire est arrivé et nous nous préparons, ainsi que vous pouvez le voir, à célébrer notre victoire », a-t-il dit peu après avoir voté à Libreville.


Le Gabon, qui vient de réintégrer cet été l’Opep, après l’avoir quitté voici une vingtaine d’années, a un PIB par tête d’habitant de 10 000 dollars par an, ce qui en fait l’un des pays les plus riches d’Afrique. Près d’un tiers de sa population, toutefois, vit en dessous du seuil de pauvreté.


« Je veux lancer une lutte sans merci contre la pauvreté. Elle doit disparaître de notre pays, et je ne m’arrêterai pas tant que je n’y serai pas parvenu », a affirmé jeudi Ali Bongo, dans les faubourgs de Libreville.


Samedi, après avoir voté, il s’est dit confiant dans l’issue du scrutin. Selon le décompte de l’opposition dimanche, Ping aurait remporté 68 % des voix au Gabon. Un résultat aussitôt contesté par le camp d’Ali Bongo qui affirme que ce dernier est en tête avec 54 % des voix et accuse l’opposition de fraude. Les résultats officiels seront annoncés mardi en fin de journée, a annoncé dimanche le ministre de l’Intérieur, Pacôme Moubelet Boubeya, dans un communiqué.


« Aucun couvre-feu, pas d’interruption des communications téléphoniques ou d’Internet, comme le propageaient avec insistance les rumeurs de la rue, malgré les dénégations insistantes d’un pouvoir qui revendique son souci de transparence dans la gestion de la présidentielle du samedi 27 août au Gabon. Des forces de sécurité ont bien été déployées dans Libreville, la capitale, mais en nombre raisonnable, sur les grands axes et devant les bâtiments publics de la ville. Utile précaution jusqu’à la proclamation des résultats dans un pays où la dernière présidentielle, en 2009, s’était terminée par des manifestations violentes et meurtrières, principalement à Port-Gentil, la capitale économique de ce petit pays pétrolier d’Afrique centrale », rapporte l’envoyé spécial du Monde.


Avec Agences