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21.09.2016 à 17 H 38 • Mis à jour le 22.09.2016 à 08 H 39
Par
Législatives 2016

L’entourage royal communique sur l’affaire Nabil Benabdallah via Jeune Afrique

Le conseiller royal Fouad Ali El Himma. AIC PRESS
L’entourage royal a utilisé une nouvelle fois le canal du magazine Jeune Afrique pour envoyer des messages, cette fois-ci pour expliquer les raisons du fameux communiqué dénonçant les déclarations publiques du secrétaire général du PPS, Nabil Benabdallah.

L’entourage royal a utilisé une nouvelle fois le canal du magazine Jeune Afrique pour envoyer des messages, cette fois-ci pour expliquer les raisons du fameux communiqué dénonçant les déclarations publiques du secrétaire général du PPS, Nabil Benabdallah. Ce dernier avait insinué que le conseiller royal Fouad Ali El Himma était derrière une forme d’autoritarisme politique agissant dans le contexte tendu des prochaines législatives d’octobre.


« Ce message ne concerne pas que M. Benabdallah, mais tous les acteurs politiques, l’institution monarchique est en dehors du jeu politicien, et ceux qui veulent l’y mêler le font par pur populisme, pour éviter le débat sur les programmes et les idées  », déclare une source présentée comme proche du palais à Jeune Afrique dans une brève non signée, publiée mardi.


Un message pour Benkirane, lanceur du « tahakoum »

La communication royale va très loin en qualifiant Nabil Benabdallah de « voix de son Maitre  », allusion directe à son allié Abdellilah Benkirane. « Le cabinet royal n’aurait sans doute pas sorti ce communiqué si le chef du gouvernement avait assumé ses responsabilités en recadrant son ministre  », rajoute l’interlocuteur de Jeune Afrique au sein du palais, une réaction qui répond apparemment au communiqué du PPS, solidaire avec son secrétaire général. Le message envoyé via le magazine panafricain montre clairement que le communiqué du Cabinet royal était également destiné à Benkirane, lanceur du concept « tahakoum » dans la vie politique marocaine, qui semble déranger le pouvoir.


Pour rappel, l’entourage royal avait déjà eu recours à Jeune Afrique pour s’attaquer Abdelilah Benkirane, dans un bref article paru le 20 juillet dernier, qui affirmait que le roi Mohammed VI est mécontent des sorties médiatiques du chef de gouvernement qui «  se comporte en opposant le week-end venu, lors des réunions et meetings du PJD ».