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23.09.2016 à 14 H 35 • Mis à jour le 23.09.2016 à 18 H 22
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Résultats semestriels

Attijariwafa bank retrouve des couleurs et rassure quant au défaut du Congo

Présentation au siège de Attijariwafa bank des résultats du premier semestre 2016 par Mohamed El Kettani, PDG, et en présence des membres du Conseil d’aministration. DAVID RODRIGUES / LE DESK
Les résultats financiers de la banque filiale de la SNI retrouve une bonne forme pour cette période de reprise post-estivale. Le management de la banque a voulu aussi rassurer ses investisseurs concernant le défaut de paiement survenu au Congo

Après la surprise enregistrée l’année dernière en matière de PNB, qui a baissé pour la première fois depuis la fusion, les finances de Attijariwafa bank retrouvent une bonne forme lors du premier semestre 2016.


Le produit net bancaire du groupe devenu panafricain depuis quelques années a cru de 3,5 % depuis fin juin 2015 pour atteindre 10,1 milliards de dirhams. La banque présidé par Mohamed Kettani a réussi à s’affranchir de la dépendance aux résultats des activités de marché qui lui avait fait faux bond entre 2014 et 2015. C’est encore et toujours la marge d’intérêt qui contribue le plus dans le PNB de la banque, avec 57,1 % lors des 6 premiers mois de l’année. Dans cette lancée, le RNPG ressort avec une augmentation de 7,9 %, comparé à ses performance d’il y a un an, et il s’établit à 2,5 milliards de dirhams.


Le produit net bancaire du groupe devenu panafricain depuis quelques années a cru de 3,5% depuis fin juin 2015 pour atteindre 10,1 milliards de dirhams. DAVID RODRIGUES / LE DESK


La filiale de la SNI, a réussi aussi à surmonter la problématique du secteur bancaire en matière de distribution de crédit. Le groupe a distribué quelques 264 milliards de dirhams, soit une progression de 4 %, surperformant la moyenne du secteur. D’ailleurs, au 31 décembre 2015 la rubrique avait connu un recul de 1 %, avec 259,2 milliards de dirhams. Les clients de la banque restent tout de même « solvables » avec un taux de contentialité qui est resté au même niveau depuis juin 2015, 7,1 %, et un coût du risque qui baisse de 8 points de base sur la même période. En parallèle, Attijariwafa bank reste le premier collecteur de dépôt grâce à ses 3 844 agences et ses 8,1 millions de clients, à travers toutes ses filiales. Au 30 juin de cette année, les dépôts ont atteint 393,6 milliards de dirhams, soit une hausse de 5 % par rapport à la même période de l’exercice précédent.


Le défaut du Congo, un « non event »

Quand aux faits marquants de cette année, il a été question, lors de la conférence de presse, du très récent défaut de paiement partiel de la République du Congo survenu au mois d’août dernier. Un pays où la banque est présente à travers sa filiale le Crédit du Congo (CDC). L’agence de notation Standard and Poor’s avait expliqué que le gouvernement en question n’avait pas remboursé des échéances relatives à un emprunt obligataire émis dans le cadre d’une restructuration de la dette du pays en 2007, pour un montant de 478 millions de dollars.


22.09.2016, Casablanca, Maroc. Présentation au siège de Attijariwafa bank des résultats du premier semestre 2016 par Mohamed El Kettani, pdg, et en présence des membres du Conseil d'aministration. DAVID RODRIGUES / LE DESK


Les analystes et quelques observateurs ont fait part d’une crainte concernant les banques marocaines qui ont une présence dans ce pays d’Afrique connu pour son instabilité, à l’instar de Attijariwafa bank et de BMCE Bank of Africa. Une inquiétude que le management de la filiale de la holding royale SNI ne partage pas. Et pour rassurer ses investisseurs, la direction a même considéré cela comme un « non event ».


« Notre exposition est mesurée, quand on rapporte à l’ensemble des expositions du groupe on est à un niveau inférieur à 1 % avec 2,3 milliards de dirhams seulement  », répond Tallal El Bellaj, directeur général en charge de la gestion globale des risques du groupe Attijariwafa bank. D’un autre coté, les banquiers d’Attijariwafa bank expliquent que le Congo n’a, jusqu’à présent, jamais émis une dette en franc CFA, mais uniquement en devises étrangères. Chose qui n’implique nullement les banques sur place, mais plus les établissements internationaux. « Il y a eu, pourtant, des mécanismes mis en place pour faire face à ce défaut de paiement et il n’existe pas de dette intérieure sur le Congo  », maintient El Bellaj.


Cependant, et comme l’avait souligné Le Desk, Attijariwafa bank confirme que le pays vit une période difficile. « On a eu certes une certaine dégradation du coup de risque, liée principalement à des facteurs macro-économiques avec la baisse des revenus pétroliers qui ont impacté toute la zone Cemac  », ajoute El Bellaj. Cela dit, avec un faible taux de bancarisation, le Congo affiche un taux de contentialité plus faible que celui du Maroc, avec seulement 3,8 % contre plus de 8 % en moyenne ici. Enfin et pour confirmer son assurance, le management a rappelé que le portefeuille en Afrique subsaharienne, au-delà de celui d’Attijariwafa bank, est bien dispersé et pourrait faire face à n’importe quel incident. « Aucune banque marocaine présente sur place n’est exposée à ce défaut de paiement », conclut Boubker Jaï, directeur général d’Attijariwafa bank.