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05.01.2017 à 11 H 21 • Mis à jour le 05.01.2017 à 11 H 22
Par
Conjoncture

Le HCP table sur une croissance de 3,9% au premier trimestre 2017

Ahmed Lahlimi, Haut commissaire au plan. . DAVID RODRIGUES / LE DESK
Dans son dernier point de conjoncture le Haut Commissariat au Plan entrevoit une reprise de l'économie et d'une amélioration globale du climat des affaires

Le Produit intérieur brut (PIB) devrait connaître une hausse sensible de 3,9 % durant le premier trimestre 2017, au lieu de +1,7 % une année auparavant, sous l’effet d’un redressement de 11,1 % de la valeur ajoutée agricole, qui devrait porter sa contribution à la croissance économique globale à 1,3 point, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP). En effet, les activités agricoles afficheraient un retournement à la hausse grâce, notamment, à l’amélioration des conditions climatiques de démarrage et d’installation des cultures précoces, a expliqué le HCP dans sa note de conjoncture du mois de janvier 2017.


Le cumul pluviométrique des quatre premiers mois de la campagne agricole 2016-2017 aurait plus que triplé, par rapport à la même période de la campagne précédente et de 12,9 % par rapport à la normale, favorisant, ainsi, un développement accéléré des travaux d’emblavement des céréales d’automne, des légumineuses et des cultures sucrières, notamment les betteraves. Sous l’hypothèse d’une régularité spatio-temporelle des pluies pendant les mois de février et mars 2017, la production végétale afficherait une croissance notable, tirée par une amélioration conjuguée des rendements et des surfaces semées des cultures précoces, selon la note qui prévoit une accélération de la production animale à la faveur du redressement de la production avicole et de la poursuite du raffermissement des activités d’élevage du grand cheptel.


Une reprise prévue de l’inflation

Par ailleurs, une légère amélioration du climat des affaires serait attendue dans la zone euro au premier trimestre 2017, soutenue par une orientation plus favorable de la consommation des ménages et de l’investissement privé, a relevé le HCP, notant que l’inflation reprendrait après deux ans de quasi-stabilité, mais resterait contenue à 1,2 %, érodant modérément le pouvoir d’achat des ménages européens. Le HCP a également fait savoir que la hausse des importations des pays avancés, notamment américaines, et la reprise graduelle de celle des pays émergents permettraient au commerce mondial de progresser à un rythme plus soutenu que l’année précédente.


Dans ce contexte, la demande mondiale adressée au Maroc devrait enregistrer une hausse de 3,2 %, indique la même source, faisant savoir que cette progression profiterait à certaines branches industrielles exportatrices comme l’automobile, l’électronique, l’habillement et le textile. En revanche, la légère reprise attendue des cours mondiaux du pétrole et des prix des matières premières industrielles risqueraient de renchérir légèrement les importations nationales. La valeur ajoutée industrielle réaliserait, de son côté, un accroissement de 2,4 % en variation annuelle, alors que les activités minières afficheraient un rythme d’expansion plus soutenu, en ligne avec le renforcement de la production du phosphate brut.


Quant à la demande internationale des fertilisants, elle pâtirait toujours des bas niveaux des prix des produits agricoles, mais les perspectives favorables d’une hausse de la demande des pays de l’Asie du Sud et de l’Est maintiendraient les exportations nationales des engrais phosphatés sur un rythme de croissance de près de 11 % au premier trimestre 2017. Au total, la valeur ajoutée minière enregistrerait une progression de 9,4 %, en variation annuelle, au lieu de +11,4 % une année plus tôt.


Pour sa part, la valeur ajoutée de l’électricité poursuivrait son affermissement au rythme de 3,4 %, dans un contexte d’une amélioration attendue des activités non-agricoles, prévoit le HCP, estimant que l’essentiel de cet affermissement serait alimenté par le redressement de la production des centrales thermiques et de celle des unités à base d’énergie renouvelable. Quant aux services, leur valeur ajoutée continuerait de croître à un rythme relativement plus soutenu que le trimestre précédent, contribuant, pour presque plus de la moitié, à la croissance économique hors agricole.