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08.01.2017 à 20 H 12 • Mis à jour le 08.01.2017 à 20 H 34
Par
Crise gouvernementale

Abdelilah Benkirane annonce l’arrêt des négociations avec Aziz Akhannouch

Abdelilah Benkirane, le 8 janvier, lors d’une cérémonie de recueillement sur la tombe de Hassan II au Mausolée Mohammed V de Rabat. PJD
Nouveau rebondissement dans les tractations gouvernementales. Le chef du gouvernement ferme la porte à Aziz Akhannouch après l’annonce de la formation d’un bloc de négociation composé par le RNI, l’USFP, l’UC et le MP

Coup de théâtre politique : Abdelilah Benkirane refuse de continuer de discuter avec Aziz Akhannouch, patron du RNI en vue de la formation du futur gouvernement. Une situation provoquée par l’annonce d’un bloc de négociation regroupant le RNI, l’USFP, l’UC et le MP.


« Étant donné que la logique édicte que pour toute question il y ait une réponse et que M. Aziz Akhannouch devait me donner une réponse sous 48 heures depuis le 4 janvier à propos de son désir de participer ou non au sein du gouvernement, et que celui-ci a préféré le faire via un plan de communication établi avec d’autres partis auxquels je n’ai posé aucune question, j’en conclu qu’il n’est pas en mesure de me répondre et qu’il n’y a pas lieu de poursuivre les négociations avec lui sur la formation du prochain gouvernement. Il en est de même avec M. Mohand Laenser du Mouvement populaire », a déclaré le chef du gouvernement désigné par un communiqué au ton sec.



Abdelilah Benkirane répondait ainsi à l’annonce inattendue faite quelques minutes plus tôt de la formation d’un bloc de négociation commun rassemblant le MP, l’USFP et l’UC, sous la houlette du RNI.


Le Rassemblement National des Indépendants (RNI), le Mouvement Populaire (MP), l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) et l’Union Constitutionnelle (UC) avaient, par voie de communiqué conjoint, réitéré leur disponibilité à poursuivre les consultations avec le chef du gouvernement désigné « pour parvenir à la formation d’une majorité gouvernementale harmonieuse et solide qui sert les intérêts supérieurs du pays ».


Dans leur communiqué conjoint rendu public, dimanche dans la soirée, suite aux récents développements concernant les consultations entre le chef du gouvernement désigné et les parties politiques ayant manifesté leur volonté de rejoindre l’alliance gouvernementale, les quatre formations ont réitéré « leur disponibilité à poursuivre les consultations avec le chef du gouvernement désigné pour parvenir à la formation d’une majorité gouvernementale servant les intérêts supérieurs du pays, mais sur la base d’une majorité forte et solide capable d’exécuter les programmes gouvernementaux sur le proche et le long terme et qui n’obéit pas à une autre logique que celle d’une majorité gouvernementale harmonieuse et solide ».


Les quatre formations politiques ont également affirmé « leur volonté de former un gouvernement fort et déclaré leur attachement à l’action commune pour parvenir au renforcement et à la consolidation de l’alliance gouvernementale qui s’avère primordiale pour constituer un cadre confortable à même de garantir le bon fonctionnement des institutions de l’Etat », poursuit leur communiqué.


Les quatre partis ont réaffirmé « leur détermination à contribuer à la formation d’une majorité gouvernementale en phase avec les orientations du discours royal de Dakar dans lequel SM le Roi a souligné la nécessité de former un gouvernement doté d’un programme clair et de priorités bien définies pour les affaires intérieures et extérieures et en mesure de surmonter les difficultés des dernières années », conclut la même source.


Le refus cinglant de Abdelilah Benkirane à la proposition alternative faite par le nouveau bloc RNI, USFP, UC et MP, consacre la situation de blocage en une crise politique aiguë à la veille de la tenue à Marrakech d’un Conseil des ministre présidé par le roi Mohammed VI.


Déjà privé de l’Istiqlal (avec lequel il formait en sus du PPS une alliance insuffisante de 183 sièges au total), Benkirane se trouve aujourd’hui dans une impasse totale. Va-t-il jeter l’éponge au profit de ses adversaires, qui eux peuvent compter sur le ralliement du PAM et former un gouvernement sur la base de 205 sièges ?