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13.01.2017 à 12 H 35 • Mis à jour le 13.01.2017 à 12 H 35
Par
Automobile

Diesel: ouverture d’une information judiciaire contre Renault

AFP
La justice française ouvre une information judiciaire contre la marque au losange. Une procédure qui a provoqué le dévissage de l’action en Bourse et préfigure d’un Dieselgate dans l’Hexagone. Renault dément toute « tromperie ».

Le parquet de Paris a annoncé ce vendredi que des juges d’instruction vont enquêter sur les dispositifs utilisés par le constructeur automobile français pour contrôler les émissions polluantes de ses voitures diesel. Le parquet a ordonné l’ouverture de cette information judicaire pour « tromperie sur les qualités substantielles et les contrôles effectués avec cette circonstance que les faits ont eu pour conséquence de rendre la marchandise dangereuse pour la santé de l’homme ou de l’animal ».


Renault était cependant particulièrement exposé. En décembre 2015, Thierry Bolloré, directeur général délégué de Renault, reconnaissait que le constructeur n’était pas parmi « les meilleurs de la classe » en matière d’émissions polluantes, rappelle Le Figaro.


Effet financier immédiat

Peu après cette annonce, le titre de Renault s’est violemment retourné à la Bourse de Paris, perdant plus 4 %. Au début du mois de novembre, la direction générale française de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), qui avait enquêté sur Renault, a transmis ses conclusions au parquet de Nanterre. La répression des fraudes avait précisé avoir rassemblé des informations suffisamment problématiques sur les pratiques de Renault relatives aux émissions d’oxydes d’azote (les très polluants NOx) pour qu’elle estime devoir les transmettre au procureur.


Le début de cette affaire remonte à plus d’un an lorsque les pouvoirs publics français se sont mis en branle dans la foulée du scandale des moteurs diesel truqués de Volkswagen. Jeudi, c’est le groupe américano-italien Fiat Chrysler qui a été accusé aux Etats-Unis d’avoir truqué des moteurs diesel. Il est soupçonné d’avoir installé des logiciels faussant le résultat des tests antipollution pour minimiser le niveau réel des émissions polluantes.


Avec AFP