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17.02.2017 à 03 H 00 • Mis à jour le 17.02.2017 à 03 H 00
Par
Etats-Unis

Donald Trump se lâche en conférence de presse improvisée

Les murs de la prestigieuse "East Room" de la Maison Blanche ont tremblé jeudi sous le torrent de paroles du président septuagénaire qui s'en est pris tour à tour à la presse, à la justice ou encore aux démocrates accusés de saper ses efforts. AFP Les murs de la prestigieuse “East Room” de la Maison Blanche ont tremblé jeudi sous le torrent de paroles du président septuagénaire qui s’en est pris tour à tour à la presse, à la justice ou encore aux démocrates accusés de saper ses efforts. AFP
Pendant près d’une heure et demie, le président des Etats-Unis a défendu avec virulence son début de mandat agité et s’est lancé dans de longues tirades contre les médias

Le président américain Donald Trump, qui doit faire face à un début de mandat compliqué, a tenu, jeudi 16 février, une conférence de presse impromptue à la Maison Blanche. Pendant près d’une heure et demie, le républicain a défendu avec virulence les premières semaines de son administration et s’est lancé dans de longues tirades contre les médias. « Je suis ici une nouvelle fois pour faire passer mon message directement au peuple » américain, a-t-il fait valoir.


Un nouveau secrétaire au travail

 Donald Trump a profité de sa conférence de presse pour annoncer la nomination d’Alexander Acosta au poste de secrétaire au travail. Ce choix intervient au lendemain du retrait de son précédent candidat Andrew Puzder. Le patron de la chaîne de restauration rapide CKE s’est retiré, mercredi, face à la quasi-certitude qu’il n’obtiendrait pas la confirmation du Sénat.


Actuellement doyen de la faculté de droit du Florida International University College à Miami, Acosta est considéré par ses pairs comme un homme pondéré et prudent dans ses prises de position. Il préside aussi le Conseil d’administration d’US Century Bank. S’il est confirmé par les élus de la chambre haute, il sera le premier Hispanique de l’administration Trump.


Des médias malhonnêtes et hors de contrôle

 Au cours de sa conférence de presse, le président s’est lancé dans une violente diatribe contre les médias d’information traditionnels qu’il accuse d’être « le parti de l’opposition » et de propager de « fausses informations ». A plusieurs reprises, il a interrompu les journalistes lui posant des questions, avant de critiquer le New York Times, la BBC ou encore CNN, l’une de ses cibles favorites.


« La presse est devenue si malhonnête que, si nous n’en parlons pas, cela dessert énormément le peuple américain. Le niveau de malhonnêteté [des médias] est hors de contrôle. »

 

Donald Trump a en outre assuré que « beaucoup de journalistes de [son] pays ne diront pas la vérité ». Le républicain a poursuivi en estimant que les organes de presse des grandes villes – « Washington, New York et Los Angeles »« ne parlent pas pour le peuple mais pour les intérêts particuliers et pour ceux qui profitent d’un système cassé de manière très, très évidente ».


Russie : « de fausses informations fabriquées »

Donald Trump a formellement démenti les informations sur des contacts répétés pendant la campagne entre son équipe et le renseignement russe : « Vous pouvez dire ce que vous voulez sur la Russie, ce sont de fausses informations fabriquées pour compenser la défaite des démocrates, et la presse joue le jeu. » Il a précisé avoir rencontré certains de ses proches « qui seraient prétendument impliqués dans tout ça » : « Ils ne savent rien. »


Evoquant son conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, qui a démissionné lundi pour avoir évoqué les sanctions contre Moscou dans des discussions avec l’ambassadeur à Washington, fin décembre, Trump a assuré que l’intéressé « faisait juste son travail ».

 

« La seule chose, c’est qu’il ne l’a pas dit convenablement à notre vice-président et qu’ensuite il ne s’en est pas souvenu. »

 

Quant à son ex-directeur de campagne, Paul Manafort, qui avait démissionné onze semaines avant le scrutin du 8 novembre après des révélations selon lesquelles il aurait été payé par le gouvernement ukrainien prorusse de Viktor Ianoukovitch : il « représentait » Kiev – non la Russie –, mais « tout le monde le savait ».


« Quant à moi, je ne possède rien en Russie. Je n’ai pas de prêts en Russie. Je n’ai aucun accord en Russie. Je n’ai rien à voir avec la Russie », a insisté Donald Trump.

 

Des « fuites criminelles » qui vont cesser

 Le président a demandé au ministère de la justice de se pencher sur « les fuites criminelles » qui ont conduit à la démission de Flynn. « Les fuites sont réelles, mais les informations sont fausses », a -t-il martelé. Et ce dernier de lancer :


« [Elles] sont le fait d’employés des agences [de renseignement] et je pense que vous verrez que cela va cesser parce que maintenant notre équipe est en place. »

Il s’est également plaint de fuites concernant ses appels avec les dirigeants du Mexique et de l’Australie sur des appareils sécurisés.


Une administration « bien réglée » 

« J’ai hérité d’une situation chaotique » aux Etats-Unis comme à l’étranger, a justifié Donald Trump, balayant les accusations de désordre au sein de son administration qu’il décrit « comme une machine bien réglée ». Le républicain a dressé un bilan accablant des huit ans passés par Barack Obama à la Maison Blanche. « C’est la pagaille », a déclaré le milliardaire au cours d’une longue tirade, citant les emplois qui « fuient [le] pays », à « Mexico et ailleurs » et le « désastre » au Moyen-Orient.


Décret anti-immigration et Obamacare au programme

Donald Trump est revenu sur son décret anti-immigration du 27 janvier, actuellement bloqué par des magistrats fédéraux. Plutôt que de contester la suspension de la première mouture, il a annoncé pour la semaine prochaine un nouveau texte « très complet, pour protéger le pays ». Il n’est donc pas nécessaire que la cour d’appel du 9e Circuit examine l’arrêt.


Par ailleurs, la réforme de la loi sur l’assurance-santé, à laquelle son prédécesseur a donné son nom, sera présentée dans la première quinzaine de mars. L’abrogation de l’Affordable Care Act – appelé Obamacare –, réforme phare du démocrate, était l’un des principaux arguments de la campagne du républicain : « Nous nous occupons de l’Obamacare. Nous en sommes aux derniers stades. »


Avec Agences AFP/AP/Reuters