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03.03.2017 à 16 H 03 • Mis à jour le 03.03.2017 à 17 H 09
Par
Diplomatie

Les discussions de Genève sur la Syrie s’achèvent sans avancée

Staffan de Mistura, représentant de l’ONU pour la Syrie. REUTERS
Les discussions sur la paix en Syrie organisées depuis huit jours à Genève, les premières en près d'un an, devraient s'achever ce vendredi sans grande avancée mais avec dans chaque camp le sentiment d'une petite victoire

Les discussions sur la paix en Syrie organisées depuis huit jours à Genève, les premières en près d’un an, devraient s’achever ce vendredi sans grande avancée mais avec dans chaque camp le sentiment d’une petite victoire.


La Russie et les diplomates occidentaux s’attendent à voir les pourparlers se conclure par un accord sur un ordre du jour et la reprise des discussions dans quelques semaines à Genève, après des discussions au Kazakhstan le 14 mars.


En huit jours, les deux camps n’ont certes pas négocié en face-à-face mais réussi à marchander sur l’ordre du jour par l’intermédiaire de l’envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie Staffan de Mistura.


La conférence de Genève IV, qui s’est ouverte le 23 février, se fonde sur la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies.


Ce texte, adopté à l’unanimité en décembre 2015, encadre un processus de transition politique en Syrie avec mise en place d’une « gouvernance crédible, inclusive et non sectaire », de l’.élaboration d’une nouvelle constitution avant la tenue d’élections « libres et régulières ».


De Mistura souhaite que ces trois points fassent l’objet de trois thèmes distincts de discussions. Damas a accepté d’étudier ces trois thèmes mais a demandé de leur adjoindre un quatrième sur le « terrorisme ».


L’opposition est réticente. Elle redoute que la délégation de Damas exploite ce quatrième point pour gagner du temps et bloquer les négociations.


« Du mouvement des deux côtés »

« Il y a du mouvement des deux côtés. La difficulté est que l’opposition veut être sûre de la manière dont sera traitée la question du terrorisme et dans quel ordre », explique un diplomate. « Ils ont besoin d’une formulation qui assurera que le processus ne sera pas pris en otage par le gouvernement pour éviter de discuter de transition politique. De Mistura doit s’assurer que les deux parties ne se sentiront pas piégées. »


Le champ des négociations est beaucoup plus restreint qu’il y a un an, quand De Mistura devait également gérer des demandes sur un cessez-le-feu ou la libération des prisonniers.


Une trêve précaire est en place depuis la fin décembre et des discussions séparées au Kazakhstan, parrainées par la Russie, la Turquie et l’Iran, s’attachent à régler les questions militaires.


Les diplomates russes ont rencontré jeudi soir des représentants de groupes armées rebelles, a-t-on appris de sources diplomatiques et proches de l’opposition. Il s’agissait du deuxième contact en deux jours entre Moscou et membres de l’opposition, que le gouvernement syrien continue de considérer comme des terroristes.


En dépit de ces contacts, Moscou a accusé la principale instance de l’opposition, le HCN (Haut Comité pour les négociations), constitué avec le soutien de l’Arabie saoudite, de chercher à saboter le processus en refusant de s’allier à deux autres groupes d’opposants plus modestes acceptés par Moscou et Damas.


Djihad Makdissis, qui dirige le « Groupe du Caire » incluant des opposants tolérés par le régime de Damas, a dit avoir vu vendredi Staffan de Mistura, et s’attendre à ce que l’émissaire expose dans la journée les modalités du prochain cycle de pourparlers. Des responsables russes évoquent une reprise des négociations dans la ville suisse le 20 mars.