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30.03.2017 à 23 H 30 • Mis à jour le 30.03.2017 à 23 H 30
Par
Syrie

Le départ d’Assad n’est plus la priorité américaine, dit Nikki Haley

Nikki Haley le 27 mars 2017 à la tribune du lobby pro-israélien AIPAC en défense de la politique de l’Etat hébreu. JOSE LUIS MAGANA / AP
La priorité de la politique syrienne des Etats-Unis n'est plus d'obtenir le départ du président Bachar al Assad, a annoncé jeudi l'ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations unies, Nikki Haley.

La priorité de la politique syrienne des Etats-Unis n’est plus d’obtenir le départ du président Bachar al Assad, a annoncé jeudi l’ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations Unies, Nikki Haley.


« Notre priorité n’est plus de nous asseoir ici et de nous focaliser sur les moyens de faire partir Assad. Notre priorité est de regarder vraiment comment nous pouvons faire progresser les choses, avec qui nous devons travailler pour améliorer véritablement le sort des gens en Syrie », a-t-elle dit devant un petit groupe de journalistes.


« Nous ne pourrons pas forcément nous focaliser sur Assad comme l’a fait la précédente administration », a-t-elle ajouté.


Lors de la campagne électorale qui l’a porté au pouvoir, Donald Trump a souligné, concernant le dossier syrien, qu’il fallait établir des priorités et qu’il s’agirait d’abord d’en finir avec l’organisation djihadiste Etat islamique (EI) avant de se pencher sur l’avenir du président syrien.


Priorité : vaincre l’Etat islamique

Le président républicain a réaffirmé cette priorité en demandant, via un décret signé huit jours après son investiture, à l’état-major des forces américaines de préparer sous trente jours un plan pour vaincre l’Etat islamique.


Son prédécesseur, Barack Obama, avait déclaré dès le mois d’août 2011 qu’Assad devait partir. En septembre 2015, l’administration démocrate avait légèrement modifié sa position, John Kerry, le chef de la diplomatie, indiquant qu’Assad devrait partir mais que le calendrier de sa sortie devrait être décidé par la négociation.


En visite à Ankara, son successeur à la tête du département d’Etat, Rex Tillerson, a déclaré jeudi que le statut d’Assad « sera décidé par le peuple syrien ».


S’exprimant à Genève presque au même moment que l’ambassadrice Nikki Haley, Farah al Atassi, membre du Haut Comité pour les négociations (HCN), principale plateforme de l’opposition syrienne, a estimé que la Maison blanche et le département américain d’Etat envoyaient des messages contradictoires sur la Syrie.


« Nous avons entendu le porte-parole de la Maison blanche contredire ce que M. Tillerson vient de déclarer aujourd’hui en Turquie. Ils ont clairement dit qu’Assad n’avait aucun rôle dans la période de transition. Il est donc malheureux d’entendre des messages si contradictoires de la part de l’administration américaine », a-t-elle dit.


L’opposante syrienne a exhorté les Etats-Unis à assumer un rôle moteur dans la recherche d’une solution au conflit et à ne pas seulement se concentrer sur la lutte contre l’EI.