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05.04.2017 à 23 H 42 • Mis à jour le 05.04.2017 à 23 H 42
Par et
Executif

Avec sept maroquins, le RNI truste le gouvernement El Otmani

Aziz Akhannouch a obtenu la mainmise sur les départements économiques du gouvernement. RNI
Prévisible. Le Rassemblement national des indépendants (RNI) s'est adjugé une partie importante des départements ministériels à caractère économique dans le gouvernement de Saadeddine El Otmani. Une mainmise qui réduit à néant la marge de manoeuvre du PJD

Le Rassemblement national des indépendants (RNI) s’est adjugé une partie importante des départements ministériels à caractère économique dans le gouvernement de Saadeddine El Otmani, installé mercredi par le Roi Mohammed VI.


Le RNI, qui disposait de cinq portefeuilles dans le deuxième gouvernement formé par Abdelilah Benkirane en 2013 après la sortie des ministres du parti de l’Istiqlal, hérite désormais de sept maroquins, dont ceux des Finances, de l’Industrie et l’Investissement et de l’Agriculture, outre la Justice et les Sports.


Ainsi, le président du parti de la Colombe, Aziz Akhannouch qui gérait l’Agriculture et la Pêche maritime dans le précédent cabinet, voit désormais son portefeuille englober aussi le Développement rural et les Eaux et Forêts.


Autre figure du RNI, en l’occurrence Moulay Hafid Elalamy est reconduit dans le gouvernement avec les mêmes attributions, à savoir l’Industrie, le Commerce, l’Investissement et l’Economie Numérique.



Mohamed Boussaid rempile de son côté au ministère de l’Economie et des Finances.



Retour remarqué aux affaires de Mohamed Aujjar, ex-ambassadeur et représentant permanent du Maroc auprès de l’Office des Nations unies à Genève, qui a été propulsé à la tête du très stratégique ministère de la Justice, en remplacement de Mustapha Ramid.



Cet ancien journaliste natif de Targuist, dans la province d’Al Hoceima, ne sera pas en terrain inconnu, lui qui a dirigé le ministère chargé des droits de l’Homme dans le gouvernement d’alternance conduit par Abderrahmane El Youssoufi.


L’ancien président de la Chambre des représentants et figure emblématique de ce parti libéral, Rachid Talbi Alami hérite, lui, du ministère de la Jeunesse et des Sports.



Le RNI, dirigé depuis quelques mois par Aziz Akhannouch après la démission de Salaheddine Mezouar, est également représenté au gouvernement par deux femmes, à savoir Lamia Boutaleb et Mbarka Bouaida, nommées à deux secrétariats d’Etat. La première va se charger du Tourisme et la seconde s’occupera de la Pêche maritime, après avoir fait ses premières armes dans la diplomatie comme ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération dans le gouvernement de Benkirane.



Avec sept ministères, le RNI aura pour ambition de marquer le gouvernement dirigé par le président du conseil national du Parti de la justice et du développement (PJD), en dépit de sa régression aux législatives du 7 octobre 2016 en obtenant 37 sièges contre 52 en 2011. Une mainmise qui réduit la marge de manoeuvre du PJD sur l’essentiel des décisions stratégiques en matière économique.