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26.04.2017 à 20 H 05 • Mis à jour le 27.04.2017 à 01 H 17
Par
Rapport SIPRI

L’Algérie dépense trois fois plus que le Maroc en achat d’armement

Malgré la crise, l’Algérie continue de consacrer un budget faramineux pour moderniser son arsenal. DR
Les dépenses militaires mondiales ont atteint 1 686 milliards de dollars en 2016, soit une augmentation de 0,4 % en termes réels depuis 2015, selon les nouvelles données du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI).

La course aux armements reprend de plus en ces temps de nostalgie de bipolarisme mondial. Tirées par la demande du Moyen-Orient et de l’Asie, les ventes d’armes dans le monde ont atteint un niveau record depuis la Guerre froide, indique un rapport publié lundi par l’Institut international de recherche pour la paix de Stockholm (SIPRI) qui analyse les volumes de livraisons d’armement en glissement par période de cinq ans. Ainsi, à fin 2016, la hausse est de 8,4 % par rapport à la période 2007-2011.



Qui achète ? De 2012 à 2016, c’est l’Inde qui a été le plus gros acheteur avec 13 % des importations totales, suivies par l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes Unis, la Chine et l’Algérie (n°1 en Afrique avec plus de 10 milliards de dollars de dépenses par an, soit 46 % des importations dans la région.).


Le Maroc dépense nettement moins, soit 3,4 milliards de dollars. Par ailleurs, selon l’indice Global Fire Power, les FAR sont la 57ème plus puissante armée du monde.




Par grandes zones géographiques cette fois, l’Asie, qui dépense 100 milliards de plus que l’Europe pour sa défense , et l’Océanie ont compté pour 43 % des importations mondiales d’armements conventionnels (en volume), soit une hausse de 7,7 % par rapport à 2007-2011. Celle des pays du Moyen-Orient et des monarchies du Golfe a, elle bondi de 17 % à 29 %, loin devant l’Europe (11 %, -7 points), les Amériques (8,6 %, -2,4 points) et l’Afrique (8,1 %, -1,3 point).


Lire aussi : L’armée marocaine est devenue l’une des plus budgétivores d’Afrique



Entre 2012 et 2016, les importations d’armes par les États du Moyen-Orient ont augmenté de 86 % et représentent 29 % du total. L’Arabie saoudite, avec une progression de 212 % par rapport à 2007-2011, est le deuxième importateur mondial d’armes. Les importations de son voisin le Qatar ont bondi plus encore : + 245 %. « Malgré le bas niveau des cours du pétrole, les pays de la région ont continué de commander davantage d’armes en 2016 », analyse Pieter Wezeman, chercheur au SIPRI. Il y voit une réponse de ces pays aux conflits et aux tensions qui déchirent la région.



Sur le plan mondial, la courbe des ventes d’armes est repartie à la hausse à compter de 2005 (voir ci-dessous). Au cours des cinq dernières années, “elles ont atteint un niveau inédit depuis 1950” , souligne l’Institut indépendant.


Qui vend ? Dans cette course aux armements, la plupart des États du Moyen-Orient se sont d’abord tournés pour leurs achats vers les États-Unis et l’Europe, tandis que la Russie et la Chine vendent d’abord en Asie. S’agissant des exportations ( le tableau des 25 plus grands exportateurs et leurs clients ), le leadership revient aux États-Unis avec 33 % de part de marché (+3 points). Suivent : la Russie (23 %, -1 point), la Chine (6,2 %, +2,4 point) et la France (6,0 %, -0,9 point) qui passe devant l’Allemagne (5,6 %, -3,8 points). A eux cinq, ces pays représentent 74 % des exportations mondiales.


“Les États-Unis fournissent des armes majeures à une centaine de pays à travers le monde -beaucoup plus que n’importe quel autre État fournisseur” , précise Aude Fleurant qui dirige le programme Armes et dépenses militaires de l’Institut. « Les deux avions de combat avancés équipés de missiles de croisière et autres munitions à guidage de précision ainsi que les systèmes de défense anti-aérienne et anti-missiles de dernière génération représentent une part importante des exportations d’armes américaines.” 



Enfin, le SIPRI (sa base de données permet d’accéder au détail des achats et des ventes) pointe que quatre pays absorbent 70 % des exportations de la Russie : l’Inde, le Vietnam, la Chine, et l’Algérie et que la Chine est devenue « un fournisseur de premier plan », sa part de marché étant passée de 3,8 % sur la période 2012-2016 à 6,2 % pour 2007-2011.