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25.07.2017 à 23 H 13 • Mis à jour le 25.07.2017 à 23 H 15
Par et
Eau potable

El Otmani promet de résoudre le stress hydrique en douze mois

Saadeddine El Otmani lors de la séance des questions orales au parlement le 25 juillet 2017. AIC PRESS
Le chef du gouvernement a fait le point ce mardi sur la situation de stress hydrique que connaissent plusieurs localités du pays. Tout en reconnaissant que l'accès à l'eau potable est posé avec acuité en raison des disparités au niveau de l'approvisionnement, celui-ci sera résolu au courant de l’année prochaine

Le Maroc a pris de nombreuses mesures préventives pour traiter la problématique de la pénurie en eau, et ce afin de s’adapter aux changements climatiques et à leurs effets négatifs sur les ressources halieutiques, tout en poursuivant les efforts visant à soutenir l’approvisionnement en eau potable, particulièrement dans les périodes de sécheresse et les zones arides, a indiqué, mardi à Rabat, le chef du gouvernement, Saâdeddine El Otmani.


En réponse à une question sur « la stratégie gouvernementale de gestion de la rareté en eau » lors de la séance mensuelle relative à la politique publique à la Chambre des représentants, El Otmani a précisé qu’afin d’assurer sa sécurité hydrique, le Maroc a pris de nombreuses mesures préventives reposant sur trois piliers complémentaires.


Interrogé par le groupe parlementaire du PAM, El Otmani a annoncé que le problème de la rareté de l’eau sera « définitivement résolu » en 2018, rapporte TelQuel. « Concernant les pénuries dans certains points, des interventions sur place sont en cours et nous allons résoudre une partie du problème avant fin 2017. Le reste sera réglé durant l’été 2018 », a précisé le chef du gouvernement.


Le taux d’accès à l’eau potable en milieu rural devra atteindre 96,5 % à fin 2017, grâce au volume d’investissement mobilisé, qui dépasse 1 MMDH chaque année, a affirmé, pour sa part, la secrétaire d’État chargée de l’Eau, Charafat Afilal.


Une stratégie bâtie sur trois piliers

Le premier pilier consiste dans le traitement structurel à la travers la planification préventive et la programmation de projets visant à mobiliser les ressources hydriques afin de répondre aux besoins en eau sur les moyen et long termes (élaboration du Plan national de l’eau (PNE), les plans directeurs d’aménagement intégré des ressources en eau des différents bassins hydrauliques), outre l’élaboration et la mise en œuvre de programmes d’économie en eau dans le domaine de l’irrigation.


Le deuxième pilier est relatif à la gestion proactive et consultative des réserves des barrages, a-t-il dit, expliquant que toutes les parties concernées préparent des plans annuels de gestion des réserves disponibles dans les barrages, et ce afin de répondre aux besoins hydriques des différents secteurs, en tenant compte des priorités, à savoir, l’approvisionnement en eau potable.


S’agissant du dernier pilier, le chef du gouvernement a fait savoir qu’il a trait au traitement préventif, notamment dans les périodes de sécheresse, via la prise des mesures nécessaires en coordination avec les différents intervenants afin de limiter l’impact de ce phénomène sur les citoyens. El Otmani a souligné, par ailleurs, que le gouvernement œuvre à promouvoir les sources en eau non conventionnelles à travers la valorisation des eaux usées, citant, à cet égard, la mise en œuvre prochaine du Plan national de réutilisation des eaux usées.


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Ainsi, 325 millions de mètres cubes d’eaux usées seront réutilisées, a-t-il précisé, notant que les projets prévus dans le cadre du plan gouvernemental au cours des prochaines années incluront la création de 28 centres de traitements d’eaux usées. Dans cette même veine, le Maroc travaille à améliorer son expérience dans le domaine du dessalement de l’eau de mer, a poursuivi le chef du gouvernement, faisant observer que cette expérience ne se limitera pas aux provinces du sud, mais englobera d’autres régions, à l’instar du projet de dessalement d’eau de mer pour approvisionner le Grand Agadir en eau potable, avec une capacité de production de 150 000 mètres cubes/jour.


Il a aussi cité l’appui à l’irrigation dans la région de Chtouka avec une capacité de production estimée à 125 000 mètres cubes/jour lors de la première phase pour atteindre 400 000 mètres cubes/jour sur le long terme. Le chef du gouvernement a, de même, évoqué le projet de dessalement d’eau de mer pour approvisionner la ville d’Al Hoceima en eau potable avec une capacité de production de 17 500 mètres cubes/jour, ajoutant que d’autres projets étaient prévus dans plusieurs villes côtières, outre la collecte et la valorisation des eaux de pluie et l’organisation de campagnes de sensibilisation sur ce sujet.


Afin d’assurer une gestion intégrée et durable de l’eau, il a été procédé à la révision de la loi relative à l’eau dans le cadre d’une approche participative avec la promulgation de la Loi 36-15 sur l’eau du 25 août 2016, ainsi que la loi 15-30 sur la sécurité des barrages du 27 avril 2016, a rappelé, à cet égard, El Otmani.


Le chef du gouvernement a reconnu que, malgré tous ces efforts, certaines régions souffrent toujours de disparités au niveau de l’approvisionnement en eau potable, notamment en été, faisant remarquer que ces perturbations affectent environ 37 villes et centres sur les 681 villes et centres gérés par l’Office national de l’Electricité et de l’Eau potable.