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17.09.2017 à 21 H 32 • Mis à jour le 17.09.2017 à 21 H 33
Par
Sahara

Tindouf : des aides détournées par une ONG espagnole

Une vue des camps de réfugiés de Tindouf sous contrôle du Polisario. DR
La justice espagnole qui enquête sur l'affaire depuis 2013 a établi que des subventions étatiques de l'ordre de 700 000 euros, destinées aux réfugiés des camps de Tindouf, ont été détournées par le président d'une ONG. Ce dernier, qui réfute l'accusation, risque quatre ans de prison

Le sociologue Oriol Homs Ferret soupçonné depuis 2013 de fraude dans la gestion et l’affectation des subventions de l’Agence gouvernementale espagnole de coopération et de développement (AECID) au profit des réfugiés des camps de Tindouf en Algérie risque quatre ans de prison au terme d’une enquête au long cours, rapporte El Confidencial.


Responsable du Fundació Centre Iniciatives I Recerques Europees (CIREM), qui a mené des projets en Afrique du Nord mais aussi en Bosnie, ce dernier réfute les conclusions des investigations judiciaires. Cependant, la juge Maria Cristina Ferrando en charge du dossier, considère qu’il y a « suffisamment d’indications pour l’envoyer au tribunal pour avoir détourné deux subventions ».


Dans le premier cas, le CIREM a reçu 423 120 euros pour la formation professionnelle dans les camps de Tindouf. Le second porte sur un montant de 281 400 euros pour un projet de politique d’emploi local également destiné aux réfugiés sahraouis.


Alors que la crise économique en Espagne avait poussé de nombreuses ONG a abandonner leurs projets pour manque de financement occasionnant des litiges avec l’ AECID, dans le cas de la CIREM, l’agence, qui relève de la diplomatie espagnole, a estimé qu’il pourrait y avoir un crime de fraude aux subventions.


« Nous ne comprenons pas comment nous avons atteint ce point parce qu’il n’y a rien de suspect », s’est défendu Homs. Il prétend qu’en raison des difficultés de financement, il avait alloué des subventions pour payer les salaires, les charges sociales et les fournitures de base. Cependant, l’AECID, représentée par le bureau du procureur de l’État, a une version différente. Selon ces derniers, les malversations ont débuté dès janvier 2012, les fonds alloués ont été détournés quelques jours à peine après leur réception, avance El Confidencial.


La juge a exigé une caution de 918 080 euros pour couvrir une peine possible, car elle représente le montant prétendument fraudé estimé à 704 520 euros.