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09.10.2017 à 20 H 35 • Mis à jour le 09.10.2017 à 20 H 44
Par et
Coopération

Nouveau coup de pouce de la France au TGV marocain

Jean-Yves Le Drian et Mohamed Rabie Khlie après leur survol de la LGV Tanger-Casablanca. F. DE LA MURE / MEAE
Paris a octroyé lundi un nouveau prêt de 80 millions d’euros au Maroc pour financer la dernière tranche du projet de la Ligne à grande vitesse (LGV) Tanger-Casablanca. En 2011, l’AFD avait accordé un premier financement d’un montant de 220 millions d’euros à l’ONCF

L’Agence française de développement (AFD) a octroyé lundi un prêt de 80 millions d’euros au Maroc pour financer la dernière tranche du projet de la Ligne à grande vitesse (LGV) Tanger-Casablanca.


Ce nouveau prêt, dont l’accord a été signé à Rabat entre l’Office national des chemins de fers (ONCF) et l’AFD lors d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Economie et des finances, Mohamed Boussaid et le ministre français de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, permettra de boucler le financement de ce projet structurant qui a « généré un léger surcoût ».


Lire aussi : Alstom-Siemens : revanche et menace sur le TGV marocain


Intervenant à l’ouverture de cette cérémonie, Boussaid a précisé que « la mise en place de ce financement porte la contribution de l’AFD à plus de 300 millions d’euros et celle de la France à plus d’un milliard d’euros, soit plus de 50 % du financement de ce projet ».


Il a, à cette occasion, souligné l’importance du projet de la LGV, « un projet voulu et soutenu par SM le Roi Mohammed VI et qui constitue l’une des réalisations phares de notre relation bilatérale ».


Le projet, selon lui, participe à la logique de création de pôles régionaux de développement, en assurant une liaison moderne et rapide entre le pôle du grand Casablanca et le nouveau pôle de Tanger.


Il permettra également d’apporter une « solution convenable et durable à une demande en croissance continue et régulière du transport de voyageurs », a estimé le ministre.


De son côté, Le Drian a affirmé que le projet de la LGV « est le fruit d’un partenariat basé sur la confiance entre le Maroc et la France et sur des financements apportés par les différents acteurs français à hauteur de 50 % des besoins de financements ».


Selon lui, cette contribution est « le signe d’une collaboration et d’une volonté d’agir en commun sur un équipement tout à fait déterminant pour l’avenir du Maroc ».


« Je me réjouis de cette dernière signature qui met un terme à un ensemble de paquets de financements et qui traduit bien l’esprit qui anime les relations maroco-françaises », a-t-il conclu.


Pour sa part, le directeur général de l’ONCF, Mohamed Rabie Khlie, a rassuré que le projet de la LGV « est sur la bonne voie », précisant que « les travaux liés à l’infrastructure, aux rails et aux câbles électriques ont été achevés ».


Actuellement, a-t-il poursuivi, « nous effectuons des essais sur 110 km en vue d’atteindre la vitesse de 320 km/h d’ici la fin de cette semaine ».


Khlie a aussi fait savoir qu’avant la fin de l’année en cours, l’ensemble des travaux, y compris ceux de la signalisation, seront achevés, tandis que les quatre premiers mois de 2018 seront consacrés aux tests relatifs au système de la LGV dans le but de préparer son homologation.


En 2011, l’AFD avait accordé un premier financement d’un montant de 220 millions d’euros à l’ONCF pour la réalisation du projet de la LGV.