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31.10.2017 à 12 H 48 • Mis à jour le 31.10.2017 à 12 H 48
Par
Catalogne

Acculé, Puigdemont met un frein à l’élan séparatiste catalan

Carles Puigdemont, président déchu de la Catalogne à Bruxelles le 31 octobre. ERIC VIDAL / REUTERS
Le président destitué de la Catalogne a expliqué qu'il fallait « ralentir » l'indépendance catalane pour éviter des troubles. Le séparatiste catalan a assuré qu'il n'avait pas l'intention de réclamer l'asile à la Belgique. Il dit vouloir reconnaitre le résultat des élections du 21 décembre. La Cour constitutionnelle espagnole a annoncé la suspension de la déclaration d'indépendance de la Catalogne.

Démis de ses fonctions avec l’ensemble de son équipe par le gouvernement espagnol, Carles Puigdemont se trouve en Belgique depuis lundi alors que ses partisans l’attendaient à Barcelone pour conduire l’opposition de la « République catalane » à sa mise sous tutelle par le gouvernement espagnol.


Le président destitué de la Catalogne a expliqué qu’il fallait « ralentir » l’indépendance catalane pour éviter des troubles. Il a en outre dénoncé les mesures judiciaires lancées à son encontre et contre le gouvernement et les députés indépendantistes catalans, preuve, selon lui, de la « belligérance maximale qu’a choisi le gouvernement espagnol ».


C’est la ligne dure de Madrid qui l’a, assure-t-il, poussé à se rendre à Bruxelles :


« Une partie du gouvernement catalan et moi-même nous sommes déplacés à Bruxelles, pour faire entendre au monde le grave déficit démocratique qu’il y a aujourd’hui en Espagne. »


Carles Puigdemont a d’ailleurs demandé à l’Europe d’agir. Interrogé sur une possible demande d’asile en Belgique, le séparatiste catalan a assuré qu’il n’avait pas l’intention de réclamer l’asile à la Belgique.


« Je ne suis pas ici pour demander l’asile politique. […] Ce n’est pas une question belge. Je suis à Bruxelles car c’est la capitale de l’Union européenne. »


A propos des élections, organisées en Catalogne par le gouvernement espagnol, le président destitué de la Catalogne a assuré qu’il s’agissait d’  « un défi », que les séparatistes relèveront.


« Nous respecterons les résultats de ces élections. Mais le gouvernement espagnol respectera-t-il de son côté les résultats le soir des élections, si une majorité séparatiste l’emporte ? »


Pendant que Carles Puigdemont s’adressait à la presse, la Cour constitutionnelle espagnole a annoncé la suspension de la déclaration d’indépendance de la Catalogne.