Le Polisario menace de revenir à Guerguerat

« La direction du Polisario débute l’année 2018 en brandissant de nouveau le dossier Guerguerat », rapporte Yabiladi relayant une information de Futuro Sahara, un site proche du mouvement indépendantiste.
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Dans une lettre remise à la Minurso, le chef du Polisario, Brahim Ghali n’exclut pas de redéployer ses milices dans la zone tampon située à l’extrême sud du Sahara Occidental, sujet qui avait provoqué des tensions extrêmes dans la région avant le retrait des belligérants et l’adoption de la résolution 2351 fin avril par le Conseil de sécurité. Il y affirme que l'ONU n'a pas respecté ses engagements qu'il prétend avoir reçus avant le retrait de ses troupes...Il avait déjà à la mi-décembre écrit au secrétaire général de l'ONU pour lui signifier qu'il n'avait pas accepté le retour au statu-quo.
Antonio Guterres indiquait dans ce sens quelques heures avant la tenue du vote au Conseil de sécurité que « la Minurso a l’intention de maintenir la position qu’elle a occupée dans la bande tampon depuis août 2016 et de discuter plus avant du suivi futur de la mission sur la zone et toute la gamme des questions liées à la bande tampon avec les parties ».
Depuis quelques semaines, le Polisario s’agite alors que Colin Stewart, le nouveau chef de la Minurso, vient de prendre ses quartiers à Laâyoune. Une manière de conditionner une éventuelle reprise des pourparlers directs avec Rabat comme le souhaitent le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres et la communauté internationale, alors que Guterres devrait faire un nouveau bilan d'étape sur la situation au Sahara en avril prochain.
L’Ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies, Omar Hilale, avait toutefois mise en garde lors d'un point presse au siège de l’ONU à New York, « qu’il n’y aura pas de processus politique pour le règlement de la question du Sahara s’il reste une seule trace du Polisario à Guerguarat ».