Newsroom
Le meilleur de l’actualité au fil des événements

Connectez-vous

Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous !

Découvrez l'offre de lancement du Desk

60 DH
1 mois
Découvrir les offres
03.01.2018 à 00 H 07 • Mis à jour le 03.01.2018 à 00 H 09
Par
Sahara

Le Polisario menace de revenir à Guerguerat

Veillée d’armes dans un campement de nuit du Polisario dans la zone tampon de Guerguerat avant son retrait d’avril 2017. JOHAN PERSSON/ KONTINENT
Dans une missive adressée à Colin Stewart, le nouveau chef de la Minurso qui vient tout juste de s’installer dans ses quartiers de Laâyoune, le chef du mouvement indépendantiste, Brahim Ghali, envisage de redéployer ses milices dans la zone tampon de Guerguerat...

« La direction du Polisario débute l’année 2018 en brandissant de nouveau le dossier Guerguerat », rapporte Yabiladi relayant une information de Futuro Sahara, un site proche du mouvement indépendantiste.


Lire notre chaîne sur l’affaire Guerguerat


Dans une lettre remise à la Minurso, le chef du Polisario, Brahim Ghali n’exclut pas de redéployer ses milices dans la zone tampon située à l’extrême sud du Sahara Occidental, sujet qui avait provoqué des tensions extrêmes dans la région avant le retrait des belligérants et l’adoption de la résolution 2351 fin avril par le Conseil de sécurité. Il y affirme que l’ONU n’a pas respecté ses engagements qu’il prétend avoir reçus avant le retrait de ses troupes…Il avait déjà à la mi-décembre écrit au secrétaire général de l’ONU pour lui signifier qu’il n’avait pas accepté le retour au statu-quo.


Zone tampon de Guerguerat. INFOGRAPHIE LE DESK


Antonio Guterres indiquait dans ce sens quelques heures avant la tenue du vote au Conseil de sécurité que « la Minurso a l’intention de maintenir la position qu’elle a occupée dans la bande tampon depuis août 2016 et de discuter plus avant du suivi futur de la mission sur la zone et toute la gamme des questions liées à la bande tampon avec les parties ».


Depuis quelques semaines, le Polisario s’agite alors que Colin Stewart, le nouveau chef de la Minurso, vient de prendre ses quartiers à Laâyoune. Une manière de conditionner une éventuelle reprise des pourparlers directs avec Rabat comme le souhaitent le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres et la communauté internationale, alors que Guterres devrait faire un nouveau bilan d’étape sur la situation au Sahara en avril prochain.


L’Ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies, Omar Hilale, avait toutefois mise en garde lors d’un point presse au siège de l’ONU à New York, « qu’il n’y aura pas de processus politique pour le règlement de la question du Sahara s’il reste une seule trace du Polisario à Guerguarat ».