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21.01.2018 à 16 H 06 • Mis à jour le 21.01.2018 à 18 H 19
Par
Politique

Au PSU, Nabila Mounib prend l’avantage avec « Nouvel horizon »

Nabila Mounib, SG du PSU lors du Congrès de Bouznika. AIC PRESS
La plateforme « Nouvel horizon » menée par la secrétaire générale du PSU, Nabila Mounib, soutenue par Mohamed Sassi, figure tutélaire de la formation politique et une large majorité des membres du bureau politique sortant a pu convaincre 614 congressistes, soit près de 80% des suffrages

Les travaux du 4ème congrès du Parti socialiste unifié (PSU), réunissant 900 congressistes, débutés à rabat vendredi à Bouznika, sous le thème Soutien aux luttes populaires pour la liberté, la dignité et la justice sociale se sont achevés ce dimanche.


Ce congrès de trois jours a été consacré à l’examen des programmes encadrant l’action du parti pour la prochaine étape et à l’élection du secrétaire-général.



La plateforme « Nouvel horizon » menée par la secrétaire générale du PSU, Nabila Mounib et soutenue par Mohamed Sassi, figure tutélaire de la formation politique et une large majorité des membres du bureau politique sortant a pu convaincre 614 congressistes, soit près de 80 % des suffrages. 125 autres ont donné leur voix à « Parité », conduite par le Tétouanais Ahmed El Khomsi, vieux routier de l’OADP, tandis que « Changement démocratique », mené par les sudistes de Ouarzazate et Kelaâ Sraghna, a eu le soutien de 32 congressistes. 141 abstentions ont été enregistrées.


Dans deux semaines, les 251 membres du nouveau Conseil national du PSU seront élus. Mounib qui a aujourd’hui toutes les chances de rempiler à la tête de la formation de gauche, a relevé que le contexte politique général est marqué par « la poursuite des luttes populaires et l’existence d’élites exploitant les institutions de l’Etat pour servir leurs propres intérêts, loin des notions d’intérêt public et du service au profit du peuple ».


« Le gouvernement continue à bafouer les droits de la classe ouvrière et à éliminer la fonction publique en recourant au recrutement contractuel pour satisfaire les recommandations des institutions internationales et œuvre activement pour supprimer la gratuité de l’enseignement », a affirmé la cheffe du PSU, ajoutant que « l’ensemble des rapports nationaux et internationaux enregistrent la dégradation que connait le secteur de l’éducation nationale et la formation en général au Maroc ».


Elle a également souligné la nécessité de poursuivre le combat démocratique, la lutte contre la corruption et l’instauration de l’Etat de droit, en commençant par la séparation des pouvoirs et une reddition effective des comptes.


Sur un plan plus pragmatique, Mounib devra encore jouer des coudes face aux divergences autour du projet de fusion des composantes de la Fédération de gauche (FGD) dont l’attelage (PSU, CNI, PADS) n’est pas de tout repos.