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18.02.2019 à 14 H 03 • Mis à jour le 18.02.2019 à 14 H 03
Par
Immobilier

Affaire Casablanca Parc: qui ménage Benhima et Benabdelali ?

La palissade du projet Casablanca Parc de Sidi Maârouf. LE DESK
Assabah rapporte que près de 200 MDH récoltés auprès des réservataires auraient été transférés en Suisse et aux Emirats. Le terrain du projet aurait été acquis auprès des domaines publics. Mais fait étrange, alors que le scandale prend des allures d’affaire d’Etat, la presse évite soigneusement de citer l’identité des promoteurs indélicats, qualifiés de « personnalités influentes »…

Les promoteurs immobiliers, accusés de « l’arnaque Casablanca Parc », auraient transféré les fonds récoltés auprès des réservataires du projet vers la Suisse et les Émirats arabes unis, affirme Assabah dans son édition de ce lundi 18 février. Il s’agirait ainsi, si l’on en croit l’évaluation du journal, pas moins de 200 millions de dirhams (sur les 600 engrangés jusqu’ici), qui auraient fuité de manière suspecte vers l’étranger, alors que le projet inachevé a laissé sur le carreau près de 1 000 familles issues de la classe moyenne.


Assabah revient sur les péripéties ayant mené au scandale des avances payées par les victimes, des délais de livraison non respectés, jusqu’aux plaintes déposées auprès du procureur du roi, mais fait étrangement l’impasse sur l’identité des deux principaux mis en cause Sadreddine Benhima et Hassan Benabdelali, ne faisant état que de leurs sociétés, la holding Maprinvest et sa filiale Treize-Huit.


Assabah a anonymisé les promoteurs comme d'autres médias avant lui.


Le quotidien du groupe Eco-médias (L’Economiste, Atlantic Radio), s’est borné à parler de « personnalités influentes », sans faire allusion non plus au prince Moulay Ismail, un temps lié à Maprinvest, comme Le Desk en faisait état dans un précédent article.



Ce n’est pas la première fois qu’un média reprend l’affaire sans citer nommément les personnes impliquées. Une omerta partagée avec Al Akhbar et Chouf TV qui avaient précédé Assabah par un traitement similaire. Un « oubli » d’autant plus étrange qu’Assabah atteste que le terrain du projet financé par Attijariwafa bank (que le journal ne cite que par « une banque de la place »), faisait partie avant sa cession aux privés, des Domaines de l’Etat…Ce qui confirmerait que le scandale recèle en réalité une bien sombre affaire aux ramifications encore insoupçonnées…



De leur côté, les victimes ne lésinent sur rien pour faire entendre leur voix afin d’obtenir réparation. Organisés en groupe de pression, ceux-ci interpellent régulièrement les autorités et les responsables de cette faillite collective, organisant sit-in sur le chantier, devant les domiciles de Benhima et Benabdelali nichés dans le quartier chic d’Anfa, mais aussi face à la devanture d’un magasin de luxe appartenant à l’épouse de Benhima qu’ils ont forcé à la fermeture ce week-end aux cris de « Rendez-l’argent ! Nous ne lâcherons rien ! »