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01.03.2020 à 12 H 58 • Mis à jour le 01.03.2020 à 14 H 02
Par
Offensive

Deux avions syriens abattus par la Turquie, les pilotes se sont éjectés

Un MIG de la force aérienne syrienne. Image d’archives
Le ministre turc de la Défense nationale, Hulusi Akar, a annoncé que «l'opération Spring Shield», lancée après la mort des soldats turcs à Idlib le 27 février, se poursuivait avec succès dans cette région

La Turquie a abattu deux avions syriens dans la province d’Idlib ce dimanche 1er mars, rapporte l’agence de presse Sana qui précise que les deux pilotes se sont éjectés.


Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), les deux Soukhoi Su-24 ont été abattus par un F16 de l’armée turque dans les zones tenues par le régime dans la province d’Idleb.


La Turquie a annoncé dimanche qu’elle avait lancé une offensive militaire contre le régime de Bashar al-Assad à Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, en réponse à des attaques qui ont infligé de lourdes pertes à Ankara cette semaine.


« L’opération “Bouclier du Printemps”, déclenchée après la vile attaque du 27 février à Idleb, se poursuit avec succès », a déclaré le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, lors d’une allocution retransmise à la télévision.


La Turquie a multiplié samedi les frappes de drones contre les positions du régime, mais c’est la première fois qu’Ankara annonce officiellement que celles-ci s’inscrivent dans le cadre d’une opération plus générale.


Akar a indiqué que le but de l’opération était de « mettre fin aux massacres du régime et empêcher une vague migratoire ».


Il a ajouté qu’Ankara n’avait « ni l’intention ni l’envie d’entrer dans une confrontation avec la Russie », qui soutient le régime de Bashar al-Assad, tout en soulignant que la Turquie attendait de Moscou qu’il fasse pression sur Damas pour qu’il « stoppe ses attaques ».


Ces déclarations interviennent après des semaines d’escalade entre Ankara et Damas dans la région d’Idleb.


Jeudi, 33 militaires turcs y ont été tués dans des frappes aériennes attribuées au régime syrien, les plus lourdes pertes en une seule attaque subies par Ankara depuis le début de son intervention en Syrie en 2016.


Vendredi et samedi, près de 90 militaires syriens et combattants de groupes alliés à Damas ont été tués par les frappes menées par Ankara en représailles, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), une ONG.


Avec l’appui de l’aviation russe, le régime syrien mène depuis décembre une offensive meurtrière pour reprendre la région d’Idleb, dernier bastion rebelle et djihadiste en Syrie.


Cette offensive a suscité des frictions entre Ankara et Moscou. Même si la Turquie soutient certains groupes rebelles et que la Russie appuie le régime, les deux pays avaient renforcé leur coopération sur le dossier syrien ces dernières années.


Samedi, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait sommé son homologue russe Vladimir Poutine de s’ « ôter du chemin » de la Turquie en Syrie et il avait assuré que le régime de Damas allait « payer le prix » de ses attaques.


L’escalade à Idleb suscite les craintes de la communauté internationale, alors que la situation humanitaire y est déjà catastrophique.


Depuis le début de l’offensive du régime en décembre, près d’un million de personnes ont été déplacées dans cette région frontalière de la Turquie.


Ankara, qui accueille quelque 3,6 millions de Syriens sur son sol, redoute un nouvel afflux de réfugiés.


Plus de 380 000 personnes ont été tuées depuis le début du conflit syrien en 2011.