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16.03.2021 à 14 H 03 • Mis à jour le 16.03.2021 à 17 H 29
Par et
Industrie

Aéronautique: MHE promet d’importantes annonces d’investisseurs étrangers dans les mois qui viennent

Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’industrie. Facebook
De grands donneurs d'ordre internationaux dans le domaine de l'aéronautique ont pris des décisions importantes pour le Maroc pendant la période marquée par la pandémie, a révélé Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’industrie lors d’une rencontre-débat organisée ce 16 mars avec les acteurs du secteur. D'importantes annonces sont attendues dans quelques mois, a-t-il promis

Le secteur aéronautique marocain est en mesure de sortir de la crise actuelle liée au nouveau coronavirus encore « plus fort » qu’avant, a affirmé, mardi, le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’économie verte et numérique, Moulay Hafid Elalamy (MHE).


« Les perspectives sont extrêmement intéressantes. Le Maroc a été résilient durant cette période de pandémie et nous avons même reçu des investisseurs internationaux avec lesquels nous avons avancé sur des extensions de leurs investissements », a indiqué MHE à l’occasion de l’événement « Rendez-vous de l’industrie aéronautique », une rencontre-débat marquée par la diffusion de témoignages de plusieurs acteurs internationaux du secteur l’aéronautique, dont Boeing, Airbus, Spirit et Safran. Elle a été aussi l’occasion « pour discuter de la genèse et l’envol de l’aéronautique au Maroc, établir un bilan d’étape et tirer les enseignements de l’année 2020 ».

 

De grands donneurs d’ordre internationaux dans le domaine de l’aéronautique ont pris des décisions importantes pour le Maroc pendant la période marquée par la pandémie, a révélé le ministre de l’industrie. D’importantes annonces sont attendues dans quelques mois, a-t-il promis.


142 entreprises toujours présentes au Maroc

Soulignant que « le Royaume a su s’imposer au fil des années comme un acteur crédible dans ce secteur pour jouer, en toute transparence et clarté, dans la cour des grands », le ministre a passé en revue les chiffres réalisés par l’aéronautique durant l’année écoulée, laquelle a été marquée par la crise du covid-19.


« Nous avons toujours 142 entreprises dans le secteur. Côté emploi, nous avons eu 10 % de pertes, contre 43 % enregistrés au niveau mondial », a-t-il précisé, ajoutant qu’en matière de chiffre d’affaires à l’export, le secteur aéronautique marocain a connu un repli de 29 % en 2020, contre 50 % constatés à l’échelle internationale.


Véritable locomotive de l’économie nationale, l’aéronautique se veut actuellement une vitrine de compétences des ingénieurs et techniciens supérieurs marocains, a relevé MHE, expliquant que le Royaume a une stratégie double qui consiste à fabriquer les pièces et à faire du montage.


Il a, à cet effet, évoqué le taux d’intégration locale qui s’est situé, l’année dernière, à 38 % pour dépasser l’objectif initial (35 %) fixé dans le cadre du Plan d’accélération industrielle (PAI). « Fabriquer 38 % d’un avion complet est assez rare. Les pays très développés en font beaucoup moins parce qu’ils sous-traitent partout, et ceux moins développés en font aussi souvent moins parce qu’ils n’assurent qu’une partie de ces avions », a-t-il développé.


MHE dit encore se battre pour le « respirateur 100 % marocain »

Et de soutenir : « Nous avons une véritable montée de gamme dans le secteur. Chaque avion commercial qui vole dans le ciel de notre planète porte en lui au moins une pièce usinée au Maroc. C’est un élément essentiel dont nous pourrons être fiers. Cette vision, cet acharnement des opérateurs, cette montée en gamme, ce travail au quotidien sans relâche donne ses résultats ».


Interrogé à l’occasion de ce débat sur la polémique qui a entouré le « respirateur 100 % marocain » destiné à accompagner les patients atteint du Covid-19 et développé en partie par des ingénieurs issus de l’aéronautique, MHE a déclaré que les industriels impliqués dans le développement du prototype ont déboursé près de 8 millions de dirhams. « J’ai proposé de prendre en charge ces 8 millions alors que la certification du respirateur tardait de la part des autorités sanitaires », a-t-il révélé, mais « les industriels ont refusé », a-t-il ajouté, louant leur « sens du patriotisme ». Pour le ministre, l’affaire n’est pas non plus pliée, promettant de « se battre et se tenir à leurs côtés », pour qu’ils obtiennent gain de cause auprès du ministère de la Santé…