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19.04.2021 à 13 H 42 • Mis à jour le 19.04.2021 à 13 H 42
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Covid-19

AstraZeneca: morts soudaines, caillots sanguins…, la controverse enfle en Europe

AstraZeneca. Flacon de 5ml (10 doses) du vaccin contre le Covid-19 administré au Maroc ©MOHAMED DRISS K. / LE DESK
Partout en Europe, l’utilisation du vaccin anti-Covid développé par le laboratoire suédois AstraZeneca et l’université d’Oxford soulève plusieurs questions au vu de la découverte d’effets secondaires potentiellement mortels, alors qu’au Maroc, les autorités sanitaires demeurent toujours confiantes…

La thrombocytopénie thrombotique immunitaire induite par un vaccin (VITT) – dont l’existence a été formellement détectée par une étude publiée début avril sur le New England Journal of Medicine –  survient lorsque les personnes vaccinées forment, dans de très rares cas, non seulement des anticorps contre la Covid-19, mais aussi des anticorps contre les plaquettes, qui régulent la capacité du sang à coaguler. Ces anticorps causent la coagulation du sang au fil des ans et provoquent des saignements potentiellement mortels.


Le 14 avril dernier, le Danemark devenait le premier pays européen à abandonner cette injection, dont le Maroc a commandé quelque 25 millions de doses, à travers le Serum Institute of India. L’agence sanitaire danois (SST) a motivé sa décision par « un réel risque d’effets secondaires », tout en reconnaissant qu’ils sont « très rares ».


A la date du 6 avril, 18,9 millions d’Européens avaient reçu l’injection d’AstraZeneca. 133 310 d’entre eux (0,7 %) ont présenté des effets secondaires, dont 82 449 qualifiés de « graves », selon les données de l’Agence européenne du médicament (EMA). Le décès de 283 personnes est suspecté « en lien » avec le vaccin, dont 36 morts « soudaines » (0,00064 % des vaccinés).


Le 25 mars, la Suède a décidé de la poursuite de l’utilisation de ce vaccin « seulement pour les personnes âgées de 65 ans et plus ». La même décision a été prise par les autorités finlandaises, reconnaissant que « des effets indésirables ont été détectés chez les plus jeunes, mais pas chez le groupe à risque, qui sont les plus de 65 ans ».


Le 15 avril dernier, la Norvège a décidé de reporter l’annonce de sa décision concernant l’utilisation de cette injection, plus d’un mois après sa suspension après l’hospitalisation de jeunes patients ayant présenté une combinaison de caillots sanguins, saignements et un faible taux de plaquettes. Pourtant, l’institut norvégien de santé publique (FHI) avait recommandé l’abandon du vaccin. Oslo a en revanche chargé une commission publique d’élargir l’évaluation et de rendre un rapport le 10 mai prochain.


En Espagne, le gouvernement a décidé de réserver l’administration du vaccin AstraZeneca aux personnes âgées de 60 à 69 ans. Pour les plus jeunes ayant déjà reçu la première dose de ce vaccin, un institut affilié au ministère de la Santé a réalisé un essai clinique pour « évaluer une possible protection et sécurité » de leur injecter une dose du vaccin Pfizer. Ailleurs en Europe, le Portugal, l’Italie, l’Allemagne et les Pays-Bas ont décidé de réserver le vaccin aux plus de 60 ans, la Belgique aux plus de 56 ans, la France aux plus de 55 ans.

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