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16.12.2015 à 21 H 11 • Mis à jour le 20.04.2021 à 14 H 18
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Expo Hicham Gardaf : une étonnante maturité chromatique et poétique

A vingt-sept ans seulement, ce photographe faisant partie de l'écurie Locatelli connaît une reconnaissance et un succès mérités.

Marrakech. Au 127, av. Mohammed-V. Le hall, étroit, menant à l'escalier en marbre du vieil immeuble, est tapissé d'anciens panneaux – anonymes peintures sur bois – représentant des vues du vieux Guéliz. A l'étage, la Galerie 127, exclusivement consacrée à la photographie. Ce qui se fait de mieux, en la matière, dans le pays.


Autoportrait du photographe. Hicham Gardaf est un autodidacte. Il a commencé à s’intéresser à la photographie d’art en feuilletant des livres lorsqu’il travaillait dans la librairie tangéroise « Les Insolites ».


Nathalie Locatelli, maîtresse des lieux, a eu l'idée de totalement décaper les murs de l'appartement, dégageant ainsi la structure de la construction : un mélange de pierre calcaire et de brique rouge. Brut et chaud, le décor obtenu fait mieux ressortir les œuvres accrochées que le traditionnel fond blanc.


A vingt-sept ans seulement, Hicham Gardaf a cessé d'être considéré comme une valeur montante de la photographie d'art marocaine. Son travail est d'ores et déjà plébiscité, à l'international comme au niveau national.


Un sentiment de solitude et de mélancolie se dégage de cette vue partielle d’une table de billard, au sein d’un café populaire. La succession des horizontales et autres bandes de couleurs témoignent d’une rare maitrise du cadrage et de la couleur.


Les photographies de Gardaf font preuve d'une étonnante maturité, aussi bien chromatique – ses pastels saturés sont très picturaux – que poétique – les sujets, à la fois lointains et précis, sont emprunts d'une indéfinissable mélancolie. Ses cadrages et compositions sont d'une exactitude mathématique.


L'exposition est intitulée Les Temps modernes. Hicham Gardaf interroge, à travers ses récents clichés, le rapport entre l'homme – le mobile – et l'espace public et/ou le paysage – supposés immobiles mais, en réalité, en perpétuelle transformation. L'artiste travaille sur et à partir de Tanger, sa ville natale où il continue à résider.


Certains clichés minimalistes, en plan serrés, de Gardaf relèvent du domaine de la peinture abstraite.
Le photographe travaille sur l’espace public et sa perpétuelle transformation.


L'exposition est à la Galerie 127 jusqu'au 2 janvier. Elle sera visible à l'Institut français de Casablanca, à partir du 13 janvier, puis à Essaouira à partir du 14 février, enfin, dans le cadre de la Biennale de Marrakech, du 5 mars au 3 avril 2016.

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