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19.10.2017 à 00 H 01 • Mis à jour le 19.10.2017 à 00 H 01

Etude CGEM-Optima: les entreprises marocaines en pleine mutation

Selon l'étude, 73% des dirigeants questionnés affirment avoir mené des changements structurants au cours des trois dernières années, qui ont « significativement modifié » leurs organisations, les modes de fonctionnement, la culture et le management, et la relation avec leurs clients.



Les entreprises marocaines sont résolument engagées dans une dynamique de transformation, ressort-il d’une étude présentée mercredi à Casablanca par La confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et le cabinet Optimum Conseil.


Réalisée entre mai et juillet derniers et s’adressant aux dirigeants de grandes entreprises et de PME représentatives de l’économie marocaine, cette étude intitulée « Les patrons marocains face à la transformation de leur entreprise », a permis de capter les tendances et les enjeux qui conduisent les entreprises à s’engager dans un processus de transformation.



Selon cette étude, les dirigeants des entreprises marocaines sont de plus en plus conscients que la réussite de leurs stratégies s’accompagne de paliers de transformation successifs, menés progressivement sur la durée.


Ainsi, relève l’étude, 73 % des dirigeants questionnés affirment avoir mené des changements structurants au cours des trois dernières années, qui ont « significativement modifié » leurs organisations, les modes de fonctionnement, la culture et le management, et la relation avec leurs clients.



L’étude fait en outre observer que cette pratique (de transformation) croît avec la taille des entreprises. Les projets de transformation sont davantage menés au sein des grandes entreprises (90 % des entreprises de plus de 600 MDH de chiffre d’affaires) qu’au sein des PME (moins de la moitié pour les entreprises ayant un CA inférieur à 50 MDH).


« Réussir la transformation de leur entreprise est devenu un enjeu clé aussi bien pour les dirigeants qui sont engagés dans des stratégies de développement que pour ceux qui sont confrontés à des enjeux d’adaptation, voire de restructuration », fait remarquer l’étude selon laquelle « la transformation est devenue non seulement un processus permanent, mais surtout un élément fondamental du management et de la gouvernance des entreprises ». « Transformer son entreprise, c’est assurer durablement sa performance et son développement », insiste l’étude réalisée auprès d’un échantillon représentatif de près de 200 dirigeants d’entreprises.



Néanmoins, note l’étude, les dirigeants des entreprises sont confrontés à des menaces structurelles, qui constituent un frein pour leurs projets ou leur développement, notamment le poids de l’économie informelle, le facteur humain, qui reste au cœur des problématiques de transformation, et l’environnement régalien (environnement législatif, administration, et le poids de la fiscalité).



Les défis stratégiques que les dirigeants comptent adresser au cours des trois prochaines années, portent en premier lieu sur des enjeux de performances, qu’elles soient commerciale (dans une logique de conquête de marchés) ou opérationnelle (dans une logique de pilotage et de maîtrise de l’activité). L’innovation comme facteur de différenciation et levier de développement, vient en troisième lieu.



En ce qui concerne la mise en œuvre de la transformation, poursuit l’étude, il est acquis aujourd’hui qu’il s’agit d’un processus permanent et progressif et notamment pour les grandes entreprises. Les leviers prioritaires identifiés pour l’avenir portent sur l’égalité des organisations, et le développement des compétences (notamment du middle management qui reste un besoin fort et des compétences qui porteront les nouveaux défis stratégiques de la digitalisation, de l’innovation, et de l’ouverture sur l’international), fait remarquer l’étude.



Cette étude a été présentée par Hakim Marrakchi, Vice-président de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), et Assia Benhida-Aiouch, Directeur Général d’Optimum Conseil, en présence notamment de dirigeants d’entreprises, d’Hommes d’affaires, de représentants du monde de l’économie et des finances, d’universitaires, et de syndicalistes.



Marrakchi a, à cette occasion, rappelé que la première édition de cette enquête menée en 2014 a permis de réaliser un état des lieux des pratiques et préoccupations des dirigeants de entreprises devant engager leur entreprise dans un processus de transformation.


Cette deuxième édition (2017) met, quant à elle, en lumière les enjeux et défis des opérateurs économiques représentatifs des secteurs qui drivent l’économie marocaine, a-t-il ajouté.



Evoquant, pour sa part, le contexte de l’étude, Assia Benhida-Aiouch, Directeur Général, Optimum Conseil, cabinet indépendant fondé en 1998, spécialisé dans le conseil en Management et Conduite du Changement, a noté que les entreprises naviguent dans un environnement en mutation permanente dont le rythme s’accélère.


L’enjeu d’adaptabilité est placé au cœur de l’avantage concurrentiel des entreprises : digitalisation, customer centricty (mettre le client au cœur de l’organisation et des décisions de l’entreprise), offre différenciante, ouverture internationale, a-t-elle poursuivi, estimant que dans ce contexte, « se transformer pour gagner en agilité est un enjeu clé pour les entreprises ».


« Ce n’est pas le propre des entreprises marocaines, mais tout simplement le reflet de la globalisation et de l’interaction entre les différents écosystèmes », a-t-elle fait remarquer.