S'abonner
Se connecter
logo du site ledesk
En clair
Toutes les réponses aux questions essentielles de l’actu

Connectez-vous

Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous !

Découvrez l'offre de lancement du Desk

60 DH
1 mois
Découvrir les offres
13.01.2024 à 23 H 50 • Mis à jour le 13.01.2024 à 23 H 50 • Temps de lecture : 3 minutes
Par

n°937.CAN 2023 : quelle ambition et quel style pour le Maroc, grand favori ?

Le Maroc attaque cette nouvelle Coupe d’Afrique des nations jouée en terre ivoirienne dans un costume de grand favori. Les hommes de Regragui sont-ils pour autant outillés pour aller au bout, et avec quel Onze de départ sur le terrain ?

Alors qu’elle devait initialement avoir lieu en 2023, la 34ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations s’est ouverte officiellement ce 13 janvier en Côte d’Ivoire, 40 ans après l’unique édition organisée dans le pays de Félix Houphouët-Boigny.


Autant dire une éternité pour cette grande nation du foot africain, sacrée deux fois en 1992 et 2015 (avec l’ancien sélectionneur du Maroc, Hervé Renard), et dont le président Alassane Ouattara affirme à l’envi que cette édition devra être « la meilleure jamais organisée ». Une grande promesse, mais également une énorme pression pour un comité d’organisation passé par maintes tribulations (problèmes de pelouses, accusations de gabegie…), pour être prêt à accueillir 24 équipes pour un mois plein de compétition.


Et parmi elles, le Maroc, 13ème dans le classement mondial FIFA et première nation africaine, devant le Sénégal, second, et qui occupe la 20ème place mondiale.


Mais alors, quelles sont ses chances d’aller décrocher ce second titre continental après son unique sacre de 1976 ? Cette édition de 2023          sera-t-elle enfin la bonne après la finale perdue à Rhadès en Tunisie, en 2004 ?


Des Lions attendus

De l’avis de tous les observateurs du foot mondial, le statut de demi-finaliste de la Coupe du Monde au Qatar désigne d’emblée les Lions de l’Atlas parmi les prétendants sérieux au sacre en Côte d’Ivoire. Ainsi, le quotidien français l’Equipe a fait de l’Égypte, septuple tenant du titre (record d’Afrique), le principal favori de la compétition, et place le Maroc tout juste derrière avec le Sénégal, tenant du titre, et la Côte d’Ivoire.


L’agence anglaise de contenu sportif, Opta, quant à elle, se veut plus scientifique dans son approche : elle accorde 12,8 % de chances au Sénégal de remporter la mise, contre 12,1 % pour les Ivoiriens, et 11,1 % pour le Maroc.


Autant dire que les Marocains sont attendus dans cette édition de la CAN comme la pluie est attendue au Maroc, même si parmi le staff de l’équipe nationale, la prudence reste de mise.


Finies les déclarations enflammées de Hoalid Regragui en conf’ de presse de Coupe du Monde qui voyait ses hommes champions d’Afrique sinon rien, le bougre a fini par mettre de l’eau dans son chocolat au lait. Dorénavant, une place de demi-finaliste lui conviendrait parfaitement, soit un tour supplémentaire par rapport à l’édition précédente au Cameroun, au cours de laquelle les Lions avaient été sortis en quart par l’Egypte de Mo Salah.


Une ambition certainement revue à la baisse après les matchs amicaux et officiels plus que moyens qui ont essaimé durant l’année 2023, que ce soit face au Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, voire le Libéria ou l’Afrique du Sud en éliminatoires de la CAN 2023.


Une jeunesse qui pousse

Plusieurs interrogations ont entouré l’équipe-type qu’alignerait Regragui en Côte d’Ivoire. Allait-il rester sur son 4-1-4-1 type en bloc bas qui a fait son succès au Qatar ou bien prendra-t-il enfin le jeu à son compte ?  Va-t-il reconduire son Onze inchangé malgré les blessures et les méformes, ou bien donnera-t-il sa chance à des jeunes en pleine bourre ?


Les questionnements sont nombreux, car 14 mois sont passés depuis le Mondial, et les évolutions de joueurs ont été forcément inégales : hormis le forfait pour blessure de Noussair Mazraoui pour les deux premiers matchs au cours desquels il sera remplacé par Attiat-Allah, les 10 autres titulaires sont là, mais certains doutes persistent : faut-il titulariser Ounahi auteur d’une année 2023 catastrophique sur le plan de jeu, et freiné par des blessures tout comme Amallah et Boufal tout juste revenus à la  compétition ? Ou bien donner enfin leurs chances à El Khannous, Saibari, Harit et Adli en pleine bourre avec leurs clubs cette saison ?


Le récent match amical gagné 3-1 contre la Sierra-Leone (doublé de En-Nesyri, et but de Boufal) semble confirmer que Regragui est un sentimental qui fera à nouveau confiance à ses fidèles parmi les fidèles, pour peu qu’ils le lui rendent bien car derrière, la jeunesse pousse.


Et quoiqu’en dise le sélectionneur à voix haute et intelligible, la perspective de revenir avec un sacre qui fuit le Maroc depuis 48 ans, ne serait certainement pas pour lui déplaire.

©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite