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18.01.2024 à 14 H 28 • Mis à jour le 18.01.2024 à 14 H 28 • Temps de lecture : 4 minutes
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n°938.Maroc-Tanzanie : les clés d’un match abouti

Gestion des temps forts et des temps faibles, dispositif tactique adéquat, l’Equipe Nationale aborde la CAN 2023 avec le sérieux d’un prétendant au titre. Et balaye la Tanzanie sans trop forcer

Humilité et respect. Depuis le début de la CAN 2023 en Côte d’Ivoire, Hoalid Regragui, sélectionneur de l’équipe nationale, rabâche ces deux mots comme une litanie à qui veut bien l’entendre. En interview, en conférence d’avant-match, et même dans le débrief qui a suivi la rencontre d’hier tranquillement gagnée 3-0 contre la Tanzanie.


« Comme vous l’avez tous vu, les premiers matchs du groupe ne sont pas faciles. Mais vous nous connaissez, nous avons les pieds sur terre. On a respecté la Tanzanie, on a accepté de ne pas avoir le ballon de temps en temps. (…). On doit gérer l’euphorie, car on sait que cette équipe génère beaucoup d’espoir au pays » dira-t-il, conscient des difficultés que toutes les nations favorites de cette compétition ont rencontré sur leur premier match.


Bloc médian et jeu qui penche à droite

Respect et humilité, certes, mais beaucoup de sérieux et d’application dès le début du match, avec un bloc défensif positionné relativement haut et qui a très vite pressé des Tanzaniens au talent limité pour récupérer rapidement le ballon (fameuse règle des 6 secondes) et empêcher les constructions de leurs attaques. Et pour faire le job, un trio d’attaque sui se repliait très vite comme on a déjà pu le voir en Coupe du Monde au Qatar, et surtout une sentinelle placée quasiment dans le rond central (monstrueux Amrabat) qui n’a rien laissé passer. Et même quand des ballons hauts ont été donnés dans son dos, Aguerd en central droit et son pendant et capitaine Saiss, à gauche, coupaient très vite les circuits de passe : résultat, une frappe seulement pour les Tanzaniens sur l’ensemble du match, et non cadrée de surcroit.


Dans l’animation offensive, le circuit préférentiel était toujours, bien évidemment, à droite, avec ces combinaisons dorénavant rodées entre Hakimi, Ounahi et Ziyech, qui finissaient soient par un débordement-centre du latéral (rarement), soit un ballon dans la boite par Ziyech à la recherche de la tête de En-Nesyri.


Gestion des temps forts et des temps faibles

C’est, certes, joli à voir, mais peu efficace et surtout très prévisible, tant le jeu est déséquilibré au détriment d’un côté gauche inexistant : et ce n’est pas les éternels mauvais choix de Ezzelzouli qui allaient changer la chose, même si la plus belle occasion vendangée en 1ère mi-temps est venue d’une remise de la tête du jeune ailier du Bétis vers l’inénarrable En-Nesyri qui loupera sa reprise du pied gauche.


On a donc longtemps joué à la baballe, avant ce coup franc flottant du pied gauche de Ziyech à la demi-heure de jeu, qui oblige le gardien à remiser au point de penalty (erreur de U15), et qui trouve Dieu merci Saiss qui débloque une situation qui devenait stressante. Et c’est tout pour cette 1ère mi-temps, avant d’attaquer une seconde qui a vu s’écrouler physiquement bien des favoris, dont l’Algérie qui en est le plus parfait exemple.


Car c’est là que le vrai travail de gestion des efforts, des temps forts et des temps faibles allait commencer :  comment en mettre un second puis éventuellement un troisième, sans encaisser, ni sombrer physiquement et plus encore, éviter les blessures ?


En faisant courir davantage les adversaires, en les « provoquant » techniquement, et c’est ce qu’a très bien fait Ounahi par exemple, qui est derrière ce second jaune (rouge) pour Miroshi à la 70ème minute, qui facilitera grandement le match aux Marocains par la suite.


Les récupérations sont toujours aussi hautes côté marocain, Chibi reste bien sagement dans sa zone en défense médiane à gauche pour équilibrer les montées de Hakimi, Amrabet continue de faire l’essuie-glace au milieu, En-Nesyri presse toujours autant, nous sommes physiquement bien, limite dans l’économie parfois.


Adli à la place de Ezzelzouli, Khannous qui supplée un Amallah transparent, et c’est toute la physionomie du match qui change. On attaque toujours par les ailes en entrant ensuite par l’intérieur. Et c’est comme ça que sur un exploit technique et individuel qu’Ounahi, qui s’appuiera parfaitement sur Adli qui lui remisera en première intention, ira mettre ce second but qui nous place sur orbite.


Une fin de match tranquille et maîtrisée

Les Tanzaniens sont lessivés et lâchent l’affaire, et ce n’est pas ce troisième but anecdotique de notre avant-centre qui changera grand-chose. Place au match de dimanche contre le Congo qui sera une autre paire de manche, surtout à 14h (heure locale), qui éprouvera davantage encore les organismes, comme le déplore Regragui : « En deuxième mi-temps, c’était physiquement difficile à cause de l’humidité, mais après un temps d’adaptation, on a su gérer, comme les grandes équipes savent le faire. On doit penser désormais au match du Congo à venir. Avec la chaleur et l’humidité, on devra craindre de jouer à 14h. Je ne comprends pas comment on peut jouer à cette heure-là, pour le tournoi et l’image de notre football. Mais on va s’adapter, on n’a pas le choix ».

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