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16.07.2020 à 11 H 52 • Mis à jour le 16.07.2020 à 13 H 18
Par
Surveillance

Amina Mae El Aïnine: «On ne doit pas diaboliser Amnesty, ni mimer le discours du gouvernement»

Le 15 juillet, Mustapha Ramid, le ministre d’Etat chargé des droits de l’Homme et pilier du PJD, est intervenu devant les députés de la Commission de la justice et la législation à la Chambre des représentants. L’occasion pour le pjdiste de continuer sur la même lancée du gouvernement, en accusant Amnesty de « traiter le Maroc sur le même pied d’égalité que le régime de Kadhafi », faisant allusion au rapport publié le 22 juin attestant de l’espionnage du journaliste Omar Radi par le logiciel espion Pegasus.


A la même occasion, c’est la députée du même  PJD, Amina Mae El Aïnine qui est revenue sur l’ affaire d’Amnesty International et de Omar Radi, en précisant qu’il est de son droit que le journaliste « se plaigne de son espionnage. Il s’est plaint sur la base d’une analyse technique effectuée par l’ONG sur son téléphone « .


Au sujet du rôle du parlement, la parlementaire n’a pas hésité à rappeler qu’il n’est pas du rôle de l’institution de « répéter le même discours que le gouvernement ou de mener une offensive contre l’ONG Amnesty International, le tout sans disposer d’information ». « Le rôle du parlement est plutôt de faire parvenir au gouvernement toutes les informations relatives à des plaintes de citoyens, qu’ils soient journalistes, opposants ou défenseurs des droits humains », a affirmé l’élue du parti dirigeant la majorité gouvernementale. De plus, selon Mae El Ainine, « le gouvernement doit par la suite apporter des réponses quant aux plaintes. C’est ce qui se passe partout dans le monde ».


Quant au discours du gouvernement, la députée a déclaré qu’il convient de respecter l’image du pays en interne tout d’abord, avant de soucier de ce qui se passe à l’international ou  si tel rapport d’ONG porte atteinte au Maroc.


« Il ne faut pas diaboliser Amnesty International » a lancé Amina Mae El Ainine, rappelant que l’ONG est connue pour son travail au Maroc, « même durant les années de plomb où ses accusations étaient démenties par le Maroc, avant que celui-ci ne finisse par reconnaître les torts causés » aux opposants. « J’espère que nous n’aurons pas à installer une nouvelle  Instance d’équité et réconciliation à l’avenir, afin d’examiner les atteintes portées à différents groupes de personnes », confie la parlementaire.


Pour ce qui est de la campagne d’intimidation et de diffamation ayant pris pour cible le journaliste Omar Radi, Mae El Ainine a ajouté que « l’actuel véritable danger contre le Maroc, ce sont les médias de diffamation. D’autant plus que cette presse a accès à des informations sensibles et privées ». Elle avait d’ailleurs elle-même  également été prise à partie par cette presse sensationnaliste.

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