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21.02.2020 à 02 H 28 • Mis à jour le 21.02.2020 à 02 H 28
Par
Etats-Unis

Arabie: Pompeo visite les troupes américaines lors d’une visite axée sur l’Iran

Le secrétaire d’Etat Mike Pompeo a rendu visite aux troupes américaines stationnées en Arabie saoudite jeudi après s’être entretenu avec le roi Salmane au deuxième jour d’une visite focalisée sur les moyens de contrer l’Iran.


Les Etats-Unis ont envoyé des renforts militaires au Moyen-Orient et notamment en Arabie saoudite, sur la base aérienne Prince Sultan à environ 80 kilomètres au sud de la capitale saoudienne, après une série d’attaques dans le Golfe imputées à l’Iran par Washington et Ryad.


« La visite de Pompeo souligne la relation de longue date entre l’Arabie saoudite et les Etats-Unis en matière de sécurité et réaffirme la détermination de l’Amérique à se tenir aux côtés de l’Arabie saoudite face au comportement pernicieux de l’Iran », a indiqué le département d’Etat américain dans un communiqué.


« En réponse aux attaques et à la demande de l’Arabie saoudite, les Etats-Unis ont déployé un (système de) défense antimissile et des avions de combat dans le cadre d’une mission défensive de dissuasion pour protéger (le royaume) contre toute future attaque », selon le texte.


Cette visite de trois jours de Pompeo en Arabie saoudite, allié majeur des Etats-Unis dans la région, intervient plus d’un mois après un pic de tensions entre Washington et Téhéran consécutif à la mort du puissant général iranien Qassem Soleimani dans une frappe américaine à Bagdad le 3 janvier.


Les tensions se sont ensuite accrues après des frappes iraniennes sur deux bases abritant des soldats américains en Irak, faisant craindre à des pays du Golfe des représailles iraniennes en raison de la présence de troupes américaines sur leur sol.


Les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran, croissantes depuis le retrait unilatéral de Washington en mai 2018 de l’accord international sur le nucléaire iranien de 2015, avaient déjà atteint un pic l’année dernière après des attaques de tankers dans le Golfe et d’infrastructures pétrolières en Arabie saoudite imputées à Téhéran par Washington et Ryad. L’Iran a nié toute implication.


En Arabie saoudite, Mike Pompeo a également rencontré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, dirigeant de facto du pays, et devait aussi discuter avec le ministre de la Défense, le prince Khaled ben Salmane.


Pompeo avait affirmé vouloir évoquer lors de sa visite des questions économiques mais aussi la question des droits humains en Arabie saoudite, pays sous le feu des critiques des ONG en raison de la répression contre les militants et opposants.


Cinq sénateurs américains avaient demandé à Pompeo de presser l’Arabie saoudite de trouver une solution au cas du citoyen américano-saoudien Walid Fitaihi, un médecin formé à Harvard détenu dans le royaume depuis deux ans sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui et qui aurait été torturé selon le New York Times.


« Les Saoudiens partagent nos objectifs stratégiques, ils sont un allié important (… ) Dans le même temps nous continuons à faire part de nos attentes sur la question des droits humains, notamment le retour de personnes qui ne sont pas détenues dans des conditions que nous jugeons en conformité avec l’Etat de droit », a dit Pompeo aux journalistes sans préciser si des cas spécifiques de personnes ont été abordés avec les Saoudiens.

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