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09.02.2021 à 16 H 06 • Mis à jour le 09.02.2021 à 16 H 07
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Culture

Covid-19: En crise, les responsables de salles de cinéma interpellent Othman El Ferdaous

Dans lettre ouverte signée par son président, la Chambre marocaine des salles de cinéma (CMSC) s’adresse au Ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports pour y confier sa profonde inquiétude face à la précarité des employés et employeurs de l’exploitation cinématographique au Maroc depuis les restrictions liées à la pandémie de Covid-19.


Dans cette missive alarmiste, dont Le Desk détient copie, la CMSC affirme qu’elle a depuis juillet 2020, et à de multiples reprises demander la prise en charge de ces employés dûment déclarés à la CNSS. La déclaration faite le 6 janvier 2021 par le CVE, bien qu’elle soit un soulagement pour l’ensemble des concernés, sans revenus et sans compensation CNSS depuis plus de 6 mois, arrive trop tard. Selon la même source, le portail de déclaration demeure non opérationnel, de fait : « les salariés doivent encore supporter un mois de janvier sans revenu ainsi que ce début de mois de février ».


« Nous pouvons témoigner de la très forte précarité dans laquelle ils sont plongés actuellement », insiste la CMSC. « Même les allocations familiales et la couverture médicale leurs ont été suspendues pendant cette pandémie les condamnant à une triple peine », ajoute la la Chambre marocaine des salles de cinéma, sommant les autorités de soutenir cette caisse dans la plus grande urgence.


Pour ce qui est des sociétés d’exploitation cinématographique, la CMSC annonce une chute de 85 % de chiffre d’affaires annuel pour les exploitants et distributeurs de cinéma entre 2019 et 2020. Décidée le 1er juillet 2020, la prise en charge par l’État des charges fixes sur la période allant de mi-mars à juin 2020, devait intervenir dans l’espoir d’ouvrir ce même mois de juillet, ajoute la chambre syndicale. Alors qu’une partie de cette aide a été débloquée seulement au mois de novembre, 7 mois plus tard toujours aucune visibilité sur une date possible de réouverture des cinémas, s’inquiète la CMSC.


Enfin, la CMSC dénonce des restrictions injustes : « Tout comme nos employés nous payons un lourd tribut à l’assurance santé de tous, quand d’autres activités recevant plus de public que nous tels que les restaurants, les cafés, les bars, les hammams, les mosquées, et les transports publics ont été autorisés à rouvrir ». Et met en garde le ministre, contre « un risque majeur et imminent d’effondrement de l’ensemble de la filière du cinéma au Maroc (exploitation, distribution et production) ».



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