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16.09.2021 à 14 H 48 • Mis à jour le 16.09.2021 à 14 H 48
Par
Calvaire

Des centaines de migrants marocains détenus en Libye dans des conditions inhumaines

Des centaines de migrants marocains sont en détention en Libye dans des conditions inhumaines « sans justification légale ». C’est ce que vient d’annoncer dans un communiqué l’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme.


« Des centaines de migrants marocains détenus dans plusieurs centres de détention dans l’ouest du pays, y compris le centre de détention d’Al-Daraj près de la zone de Ghadames, et les prisons d’Ain Zara et Ghout al-Shaal dans les régions occidentales de Tripoli, souffrent de conditions humanitaires difficiles, en particulier dans le centre de détention d’Al-Daraj, où beaucoup ont été infectés par le coronavirus, par manque de soins de santé », affirme l’ONG basée en Suisse.


Privés de soins de santé, ces migrants, qui ont gagné la Libye pour ensuite rejoindre les côtes italiennes avec l’aide de passeurs, souffrent aussi de maladies infectieuses qui « se répandent à grande échelle parmi les détenus en raison de l’environnement insalubre », poursuit Euro-Med Monitor, qui affirme avoir recueilli les témoignages de plus de 80 familles de ces migrants.


Parmi elles, Mohamed Al Aweni, dont le fils, Mostafa, 23 ans, « a quitté le Maroc le 26 mars à destination de la ville d’Oujda, puis vers la Libye, où il a été détenu le 22 avril à un poste de contrôle des gardes-frontières libyens dans la région de Ghadames, dans l’ouest du pays. »


« Il nous a appelés pour nous informer qu’il était détenu au centre de détention d’Al-Daraj avec de nombreux autres migrants marocains. Il a décrit les conditions comme très difficiles en termes de manque de nourriture, d’eau et d’hygiène, ainsi que l’apparition du Coronavirus parmi les détenus », raconte le père. Il poursuit : « Mon fils n’a pas été soumis à un procès ou à une procédure légale régulière. Nous avons reçu des informations selon lesquelles les autorités libyennes ont l’intention de les expulser, mais elles attendent une véritable démarche du ministère marocain des Affaires étrangères pour transférer les détenus de Libye au Maroc. »

 

« Les migrants quittent le Maroc sans papiers d’identité, pensant que cela les aidera à obtenir l’asile à leur arrivée sur les côtes italiennes », indique l’ONG, qui précise que « certains de ces migrants marocains sont détenus par les gardes-frontières libyens après leur entrée dans le pays en provenance d’Algérie, tandis que les autres sont détenus par les garde-côtes libyens en mer lorsqu’ils tentent de migrer vers l’Italie. Tous sont transférés vers les centres de détention mentionnés dans l’ouest du pays. »


Selon Euro-Med Monitor, les familles des migrants ont organisé « cinq veillées devant le siège du ministère des Affaires étrangères dans la capitale Rabat, demandant une intervention pour libérer leurs enfants » et que « les responsables marocains ont promis aux familles de faire le nécessaire pour résoudre la question, mais les mouvements à cet égard sont encore limités et ne reflètent pas des intentions sérieuses de résoudre la crise une fois pour toutes. »

 

Le 6 septembre, une source du ministère des Affaires étrangères a déclaré à l’ONG que « les autorités marocaines travaillent en coordination avec leurs homologues libyens pour le retour de 195 Marocains détenus en Libye, notant qu’il existe une coordination au plus haut niveau pour assurer le retour des Marocains détenus en Libye. »


Contactées par l’organisation, « un certain nombre d’autorités officielles libyennes » n’ont pas répondu.

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