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17.09.2021 à 18 H 42 • Mis à jour le 17.09.2021 à 18 H 43
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Diplomatie

En allusion à l’Algérie, Bourita affirme que la normalisation a aussi « généré de l’animosité »

C’est un Nasser Bourita prolixe qui s’est prononcé ce vendredi à l’occasion du meeting virtuel, organisé par Antony Blinken, à l’occasion du premier anniversaire des Accords Abraham. Comme rapporté précédemment, les chefs de diplomatie d’Israël, des Émirats arabes unis et du Bahraïn étaient aussi présents.


Le ministre marocain des Affaires étrangères s’est exprimé juste après la première déclaration du Secrétaire d’État américain. L’occasion pour Nasser Bourita de déclarer que « la normalisation des relations avec Israël est en effet un événement historique qui mérite d’être commémoré. Elle a suscité un nouvel espoir et ouvert la voie à un élan sans précédent », indique-t-il.


« Bien que les relations du Maroc avec Israël aient précédé les Accords d’Abraham de quelques décennies, nous reconnaissons et souscrivons à l’élan important généré par la reprise et la relance des relations », souligne-t-il reprenant de ce fait la ligne officielle du Maroc affirmant que les relations du Royaume avec Israël ont existé bien avant les évènements de décembre 2020.


Le chef de la diplomatie a par ailleurs insité qu’il s’agissait ici d’un accord américano-marocain-israélien, présenté comme fondement de la relation renouvelée. Une manière de faire allusion à l’administration Biden ayant tendance à vouloir diviser les accords, pour compartimenter les relations entre le Maroc avec Israël du dossier du Sahara… 


« Des partenariats dans des secteurs sensibles ont été lancés, notamment dans la cybersécurité et l’interopérabilité des forces à travers des exercices conjoints des forces spéciales militaires comme le HD ANNUAL-21, auquel le Maroc a participé », ajoute-t-il, confirmant la participation marocaine à l’exercice militaire international… 


Par ailleurs, au sujet du conflit israélo-palestinien, Nasser Bourita estime « qu’il n’y a pas d’autre alternative à une solution à deux États avec un État palestinien indépendant à l’intérieur des frontières de juin 67 », indique-t-il.


Les relations avec le voisin algérien ne passent pas à la trappe. Le patron de la diplomatie déclare en ce sens que « la normalisation n’a pas généré que de la sympathie. Cela a également généré de l’animosité. Une telle animosité doit être traitée avec vision et solidarité. Par exemple et malheureusement, un pays voisin a décidé de rompre ses relations avec le Maroc, prétextant – entre autres – l’établissement de relations avec Israël », peut-on l’entendre dire, faisant allusion à la dernière rupture des relations avec l’Algérie, décidée par le voisin lui-même et ayant listé, parmi d’autres griefs, le rétablissement des relations diplomatiques avec l’État hébreu… 

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