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04.02.2019 à 17 H 26 • Mis à jour le 04.02.2019 à 17 H 26
Par
Belgique

En transit par Bruxelles, une étudiante marocaine humiliée et mise en centre fermé

Rania Akrache, étudiante marocaine en droit à l’université de Lille devait revenir tranquillement en France, après un séjour de trois jours au Maroc. Elle finira plutôt dans un centre fermé pour immigrés, en Belgique.


Selon ce que rapporte le média belge RTBF, la jeune Marocaine serait actuellement en détention au centre fermé Caricole de Steenokkerzeel, en Belgique. La même source précise que Rania Akrache avait pris un vol vers Bruxelles, en raison de l’inexistence d’un vol direct entre Casablanca et Lille, pour ensuite se rendre dans le nord de la France. « A son arrivée à l’aéroport de Bruxelles-National vers 17 heures, la jeune fille présente comme pièce pour voyager son récépissé de demande de titre de séjour français », souligne le média belge, pour préciser que la jeune fille n’était pas au courant que le document ne lui permettait qu’atterrir directement en France, et non en Belgique, malgré l’espace Schengen.


Sur place, la jeune fille est interrogée par la police de l’aéroport puis mise en isolement. Selon les propos de la soeur de la jeune étudiante marocaine, celle-ci aurait été l’objet de « propos moqueurs, pendant qu’elle s’effondrait en larmes et qu’ils en rigolaient  », allusion faite aux autorités aéroportuaires belges.


Le média belge, interrogeant la sœur de l’étudiante marocaine, ajoute que Rania Akkrache ne fait que pleurer. « On ne lui permet pas de poser des questions, lorsqu’elle dit qu’elle a du mal à respirer, on ne lui répond pas », ajoutant que la police belge de Zaventem aurait menacé la jeune fille de rester près de dix jours dans la pièce d’isolement si elle ne signait pas un papier disposant qu’elle passerait la nuit dans un centre de détention pour immigrés avant de reprendre un vol le lendemain pour Casablanca. La police fédérale serait en train d’examiner les faits selon les informations de RTBF.


Interrogé également par le média belge, Fouad Mejloufi, attaché au consulat général du Maroc en Belgique, explique que « c’est un cas connu et très problématique pour leurs services », précisant que « il y a 90 chances sur 100 pour que la jeune fille soit refoulée directement au Maroc sans passer par la France ». La même source avertir que les « titres de séjour ne sont valables que dans le pays où ils sont émis et que les ressortissants devraient être mieux informés.

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