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17.01.2019 à 19 H 02 • Mis à jour le 17.01.2019 à 19 H 04
Par
Rif

France: un collectif d’avocats en soutien aux accusés du Hirak et à leurs défenseurs

Par un texte commun publié dans les colonnes de L’Humanité, et dont copie a été transmise au Desk, un collectif d’avocats inscrits aux barreaux de Paris et de province, apporte sa solidarité avec les « 400 militants pacifiques » du Hirak rifain emprisonnés au Maroc, dont 53 dits du Groupe de Casablanca ont été condamnés à de lourdes peines allant jusqu’à 20 ans de prison, mais aussi à leur défense, suite à la « révolte, qui portait les revendications des habitants d’une région historiquement délaissée, (…) brutalement réprimée par l’Etat marocain ».

 

« Les observateurs locaux et internationaux ont dénoncé les atteintes graves portées aux droits de des militants du Hirak tant au stade des investigations – arrestations arbitraires, entraves dans l’exercice des droits de la défense – que pendant le procès », affirme le texte.


« Pire encore, des examens médicaux attestent que les accusés ont été menacés et frappés lors d’interrogatoires réalisés au siège de la brigade nationale de la police judiciaire. Leurs condamnations sont ainsi fondées sur des aveux extorqués par la police », est-il mentionné dans l’appel qui fait référence au travail d’investigation d’Amnesty International qui a documenté et compilé ces « graves violations » dans un rapport publié le 17 décembre 2018.


« Face à cette entreprise de criminalisation du mouvement social, les avocats marocains des accusés du Rif voient leur travail de défense entravé ».


Le collectif appelle ainsi « les autorités judiciaires marocaines à respecter, pour chacun des accusés, le droit à un procès équitable tel que garanti par les traités internationaux –  Pacte relatif aux droits civils et politiques et Charte africaine des droits de l’homme et des peuples –  auxquels le Maroc est partie ».


« Nous exigeons en particulier que les « aveux » obtenus par les services de police marocains sous la torture ou à la suite de violences soient écartés des débats », ajoute le collectif.


« La poursuite et la condamnation de militants pacifiques engagés dans la défense de leurs droits sociaux constituent, au Maroc comme en France, une atteinte inacceptable au fonctionnement démocratique de nos sociétés », conclut le texte.

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