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15.06.2021 à 21 H 05 • Mis à jour le 15.06.2021 à 21 H 05
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Diplomatie

González Laya: « Ceuta et Melilla ont des spécificités que nous sommes en train de réviser »

La ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha González Laya, a accordé ce mardi une interview à la Cadena SER, lors de laquelle elle est revenue sur les dossiers chauds de la diplomatie ibérique, en particulier la crise avec Rabat.


« J’ai cherché à être discrète en ce qui concerne le Maroc car je crois que nous devons redresser la situation. Nous sommes en train d’en créer les conditions à travers la discrétion. Je ne veux rien dire ni rien faire qui pourrait mettre en question notre volonté de reprendre notre relation avec nos interlocuteurs marocains », a-t-elle déclaré, insistant que « c’est une situation que l’Espagne n’a pas cherchée et qu’elle ne veut pas qu’elle se poursuive ».


Sur l’exclusion par Rabat des ports espagnols de l’opération Marhaba 2021, Laya est restée assez évasive. « Nous ne sommes dans une année de normalité pré-pandémie. N’oublions pas que les frontières de l’Espagne sont fermées avec une douzaine de pays », a-t-elle rétorqué, alors que le Maroc compte désormais inclure le Portugal dans l’opération.


La cheffe de la diplomatie ibérique a également été interrogée sur la rencontre, lundi, entre son chef du gouvernement, Pedro Sánchez, et le président américain Joe Biden, en marge du sommet de l’Organisation du traité atlantique nord (OTAN).


« Il incombera aux Etats-Unis de décider de leur posture sur le Sahara. Ce que l’Espagne a toujours dit, c’est qu’il est important que nous donnions un élan aux négociations aux Nations Unies », a-t-elle également déclaré, assurant que la question du Sahara « n’était pas à l’ordre du jour de cette première prise de contact entre Biden et Sánchez ».


Sur Ceuta et Melilla, la ministre s’est contentée de répondre que les deux enclaves « ont des spécificités que [nous sommes] en train de réviser ». Pour l’instant, la ministre affirme qu’il n’y a pas une proposition pour changer le régime spécial des deux présides, qui permet aux Marocains vivant dans les zones frontalières d’y accéder sans visa -, mais « une réflexion sur un ancrage plus ferme de Ceuta et Melilla dans l’Union européenne ».

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