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20.05.2020 à 20 H 32 • Mis à jour le 21.05.2020 à 12 H 39
Par
Communiqué

Le Front national de sauvegarde de la Samir réitère ses positions en faveur de la relance de la raffinerie

Le Bureau Exécutif de l’association « Le Front national pour la sauvegarde de la raffinerie marocaine de pétrole » s’est réuni dimanche 17 mai 2020. Dans un communiqué au public, le FNSS réagit à la décision de l’Etat de mettre en location les cuves de la Samir et rappelle ses positions sur le dossier

Dans le cadre de son plaidoyer continu en faveur de la sauvegarde de la raffinerie marocaine de pétrole et agissant pour la reprise de ses activités naturelles et historiques de stockage des produits pétroliers et de raffinage de pétrole brut, en vertu des intérêts supérieurs du Maroc et en vue de renforcer la sécurité énergétique nationale face aux conflits géopolitiques et à la propagation de la pandémie du coronavirus.


Après la décision de l’État marocain de recourir à nouveau à l’exploitation de la raffinerie à travers la location d’une partie de la capacité de stockage de la société La Samir, qui est en cours de liquidation judiciaire, dans le but de stocker des produits pétroliers raffinés comme l’exige l’intérêt général, de saisir l’opportunité de la baisse des prix du brut à l’international et de trouver une alternative au pari perdu sur l’option des importateurs-distributeurs qui étaient censés assurer les besoins nationaux avec la qualité, les prix et les quantités requises.


Le Bureau Exécutif de l’association « Le Front national pour la sauvegarde de la raffinerie marocaine de pétrole » s’est réuni le dimanche 17 mai 2020 et porte à la connaissance de l’opinion publique ce qui suit :


1)        L’apparition et la propagation de la pandémie du covid-19, la fermeture des frontières entre les pays et l’intensification de la confrontation entre les grandes puissances, doivent nous conduire à prendre toutes les décisions et mesures urgentes et courageuses, qui sont nécessaires pour garantir les besoins fondamentaux du Maroc en matière de santé, d’alimentation et d’énergie. Parmi ces décisions figure la reprise urgente et complète de la production de la raffinerie marocaine de pétrole, dont l’activité est suspendue depuis août 2015.



2)        Nous considérons que le recours de l’État marocain à l’exploitation de la raffinerie via la location des capacités de stockage de la société La Samir, qui est en cours de liquidation judiciaire, est une première étape positive et un début de reconnaissance du rôle stratégique de la raffinerie dans le renforcement de la sécurité énergétique nationale et dans la gestion des crises et des chocs. Nous invitons avec insistance à aller de l’avant afin de lever les entraves à la reprise naturelle de l’activité de l’entreprise, pour pouvoir bénéficier de toutes ses ressources et capacités dans le stockage et le raffinage de pétrole, conformément aux exigences de l’intérêt général du Maroc dans le contexte de l’état d’urgence sanitaire et du chantage exercé sur le pays après la privatisation et la libéralisation du marché et des prix.



3)        Un retour normal à l’activité de la raffinerie marocaine de pétrole est possible et parfaitement réalisable, à la seule condition que l’État marocain en exprime la volonté réelle, comme il le fit pour la prise en location. Cette volonté de l’État doit permettre de faciliter la cession de la raffinerie au secteur privé et de lever les entraves constatées à l’intérieur et à l’extérieur du processus judiciaire, ou de réaliser le transfert de la société à l’État lui-même en sa qualité de principal créancier et de garant de l’intérêt général du Maroc, ou, enfin, d’organiser la reprise de l’entreprise pour le compte d’une société à capital mixte portée par un partenariat entre les secteurs public et privé.



4)        La limitation des prix exorbitants des hydrocarbures nécessite un retour à la régulation et au plafonnement des prix à la pompe, ainsi que la suspension de la libéralisation du secteur jusqu’à ce que les conditions d’une concurrence réelle soient réunies. Figurent parmi les conditions principales la mise en place des mécanismes de concurrence et de complémentarité entre le produit local et l’importation, le démantèlement des bastions des ententes illicites et de la concentration sur le marché national des produits pétroliers.



5)        Nous appelons toutes les organisations politiques, syndicales et associatives, tous les parlementaires, avocats et experts, à conforter et à soutenir les actions du Front national pour la sauvegarde de la raffinerie marocaine de pétrole, jusqu’à l’obtention du retour complet à la production de la raffinerie de Mohammedia, afin de protéger l’économie nationale et l’intérêt général du pays à la lumière des graves répercussions de la pandémie du coronavirus, des convoitises croissantes des lobbies locaux et de l’intensification des antagonismes internationaux autour du pétrole et du gaz.

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