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04.07.2020 à 16 H 56 • Mis à jour le 04.07.2020 à 17 H 17
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Communiqué

Le journaliste Omar Radi réagit aux déclarations du gouvernement

Le journaliste Omar Radi a réagi ce samedi 4 juillet aux déclarations formulées par le gouvernement à l’issue de son conseil réuni le 2 juillet sous la présidence de Saâdedine El Otmani concernant le rapport d’Amnesty International diffusé le 22 juin.


Voici le texte intégral de son communiqué :


Jeudi 2 juillet 2020, lors d’un point de presse, le gouvernement a affirmé, sans me nommer, que je suis « soumis à une enquête judiciaire pour atteinte présumée à la sécurité de l’Etat, en raison de [mes] liens avec un officier de liaison d’un pays étranger ».  


C’est ainsi que j’ai appris, avec stupéfaction et incrédulité, l’objet de l’enquête préliminaire dont je fais l’objet.


Dans le cadre de cette enquête menée par la BNPJ, j’ai répondu à deux convocations, les 25 juin et 2 juillet 2020. Aucune question sur un supposé agent de renseignement ne m’a été posée.


Sur ce sujet, ma réponse est sans équivoque : je n’ai jamais été à la solde d’une puissance étrangère et ne le serai jamais


Quelques heures après la communication gouvernementale, un site d’information, Le360.ma, a publié des éléments me renseignant sur mes supposés liens avec un « officier des renseignements britanniques ». Cet article fait suite à plusieurs autres, dont l’un sur Chouf TV, qui cite deux bureaux d’études réputés pour lesquels j’ai fourni des études de marché au profit d’acteurs économiques marocains.


Il est très courant pour les journalistes, notamment spécialisés dans les affaires économiques, de produire ce type de travaux de due diligence, qui consistent en des enquêtes liées à un secteur ou une entreprise donnés. Ceci n’a rien à voir avec le monde du renseignement.


Je ne suis ni un espion, ni un agent à la solde d’agendas extérieurs.


Ces attaques salissent ma réputation et mon honneur, elles sont sans fondement, et je dispose de tous les moyens pour me défendre.


Depuis plusieurs semaines, une campagne de lynchage et diffamation est orchestrée par plusieurs médias électroniques contre moi. En décembre dernier, j’ai été placé en détention pour un tweet. Je me retrouve désormais à devoir répondre à des accusations ubuesques.


Jusqu’où ira cet acharnement ?

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