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01.12.2020 à 12 H 25 • Mis à jour le 01.12.2020 à 12 H 25
Par
Moyen-Orient

Le parlement iranien compte légiférer pour mettre fin aux inspections nucléaires

Le parlement iranien vient de présenter ce mardi un projet de loi qui mettrait fin aux inspections de ses installations nucléaires par l’ONU et obligerait le gouvernement à renforcer son enrichissement d’uranium si les signataires européens de l’accord nucléaire de 2015, n’allègent pas les sanctions pétrolières et bancaires.


Ce projet de loi a reçu le statut de « double urgence » après l’assassinat vendredi du principal scientifique nucléaire iranien, Mohsen Fakhrizadeh. Le porte-parole de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique a cependant déclaré que les attaques hostiles perpétrées contre l’Iran ne devraient globalement pas avoir de répercussions sur les inspections des installations iraniennes par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).


Selon l’AFP, l’AIEA n’a pas toujours pas reçu de notification de l’Iran sur un arrêt des inspections et « personne n’aurait à y gagner », a déclaré lundi son directeur général.


L’agence de presse officielle (IRNA) a déclaré que 251 législateurs sur 290 de la chambre avaient voté favorablement, avant que plusieurs d’entre eux commencent à scander « Mort à l’Amérique ! » et « Mort à Israël ! ».


Le projet de loi donnerait trois mois aux pays européens pour alléger les sanctions contre le secteur pétrolier et gazier, majeurs à l’économie du pays et rétablir son accès au système bancaire international. Les États-Unis ont imposé des sanctions paralysantes à l’Iran après le retrait du président Donald Trump de l’accord nucléaire, affirme l’agence AP.


Le projet de loi obligerait les autorités à reprendre l’enrichissement de l’uranium à 20 %, ce qui est inférieur au seuil requis pour les armes nucléaires mais supérieur à celui requis pour les applications civiles. Elle mettrait également en service de nouvelles centrifugeuses dans les installations nucléaires de Natanz et sur le site souterrain de Fordo.


Le Parlement devrait organiser un autre vote pour adopter le projet de loi, qui devrait également être approuvé par le Conseil des Gardiens, (un organisme de surveillance de la Constitution).


« Le projet de loi qui a été déposé pour la première fois au Parlement en août, a pris un nouvel élan après l’assassinat de Mohsen Fakhrizadeh, qui dirigeait le programme. Il s’agirait selon Israël, d’une opération militaire visant à étudier la faisabilité de la construction d’une arme nucléaire. L’Agence Internationale de l’énergie atomique affirme que le programme a pris fin en 2003. Une évaluation approuvée par les agences de renseignements américaines dans un rapport de 2007 », rappelle la même source.


L’Iran a imputé le meurtre de Fakhrizadeh à Israël. Mais les responsables israéliens ont refusé tout commentaire. Certains responsables iraniens ont même suggéré que l’Agence Internationale de l’énergie atomique, qui inspecte régulièrement les installations nucléaires iraniennes ces dernières années dans le cadre de l’accord de 2015, pourrait avoir été une source de renseignements pour les auteurs du crime.


« L’Iran a commencé à dépasser publiquement les niveaux d’enrichissement de l’uranium fixés par l’accord nucléaire après le rétablissement des sanctions américaines. Il enrichit actuellement un stock croissant d’uranium jusqu’à 4,5 % de pureté. Mais cela reste toujours bien en dessous des niveaux de qualité des armes de 90 %. Toutefois, les experts préviennent que l’Iran a aujourd’hui assez d’uranium faiblement enrichi pour au moins deux bombes atomiques si tel était son projet », conclut AP.

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