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09.02.2019 à 13 H 07 • Mis à jour le 09.02.2019 à 13 H 07
Par
Venezuela

Les Etats-Unis en «contact direct» avec des militaires vénézuéliens

Les Etats-Unis sont en « contact direct » avec des membres de l’armée vénézuélienne pour tenter de les amener à abandonner Nicolas Maduro, a déclaré à l’agence Reuters un haut responsable de la Maison blanche.


Seule une poignée d’officiers ont changé d’allégeance depuis que le président de l’Assemblée nationale, l’opposant Juan Guaido, s’est proclamé président par intérim du Venezuela le 23 janvier dernier.


Le général Francisco Yanez, de l’état-major de l’armée de l’air, a été le premier général d’active des forces vénézuéliennes à franchir le pas (il est à ce jour le seul, l’armée vénézuélienne comptant 2 000 généraux). L’attaché militaire en poste aux Etats-Unis en a fait de même.


Pour ce haut responsable de la Maison blanche, « ce sont les premiers cailloux mais nous allons vraiment commencer à voir de bien plus grosses pierres rouler au bas de la colline ».


« Nous avons toujours des conversations avec des membres de l’ancien régime Maduro, avec des membres de l’armée », a-t-il poursuivi, reconnaissant cependant que « ces conversations sont très, très limitées ».


Il n’a fourni aucun détail sur la nature de ces discussions ou sur la position hiérarchique des interlocuteurs de Washington.


Le soutien de l’armée est crucial pour Nicolas Maduro, qui a vu les Etats-Unis, un grand nombre d’Etats latino-américains –  dont le Brésil, la Colombie et l’Argentine –  et européens –  dont la France, l’Espagne, l’Allemagne et la Grande-Bretagne, ainsi qu’Israël, l’Australie ou encore le Canada reconnaître son rival ces deux dernières semaines.


Dans une interview que publie vendredi Le Monde, Juan Guaido reconnaît que le rôle de l’armée sera déterminant dans la transition qu’il dit vouloir demander. Or, ajoute-t-il, « aujourd’hui, une des variables manquantes à cette transition est effectivement l’armée ».


« Qu’avons-nous à lui offrir ? Nous avons déjà donné des garanties et une amnistie. Nous avons également expliqué qu’elle a un rôle à jouer dans la reconstruction du pays. Bref, nous avons formulé de nombreuses offres et propositions », poursuit-il.

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