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12.04.2021 à 00 H 19 • Mis à jour le 12.04.2021 à 00 H 19
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Espagne

Les patrons de Melilla veulent contraindre le Maroc à ouvrir la frontière en recourant au Conseil de l’Europe

La confédération des commerçants de Melilla (CEME-CEOE) a annoncé qu’elle fera recours au Conseil de l’Europe pour forcer le Maroc à ouvrir les frontières à ses marchandises en validant le fait que la fermeture unilatérale des douanes par Rabat n’a pour but que d’asphyxier l’enclave et mettre à mal son économie.


Par un communiqué du 9 avril, l’entité présidée par Enrique Alcoba Ruiz a précisé que son action se fera « par l’intermédiaire des députés espagnols » et a déclaré attendre « le soutien de tous partis politiques représentés à Melilla à travers leurs groupes parlementaires européens respectifs et, bien entendu, avec celui de l’actuel gouvernement espagnol ».


CEME-Melilla


Le CEME-CEOE a rappelé dans sa missive qu’en juillet 2018, le Maroc a annoncé unilatéralement le bouclage des douanes terrestres avec Melilla à partir du 1er août de la même année. En outre, le lobby a souligné que « depuis quatre ans, le Maroc construit le nouveau port de Nador West-Med avec un financement important de la BEI, réservant le port actuellement en service uniquement pour le trafic de passagers ».


Faisant état, chiffres à l’appui, d’un « effondrement du trafic commercial » via Melilla, la confédération a assuré avoir « exigé avec insistance du gouvernement espagnol une action diplomatique énergique envers le Maroc » pour renverser ce qu’elle considère comme « une mesure illégale », c’est ce qui justifie à ses yeux de se tourner vers le Conseil de l’Europe pour solliciter une médiation.


En outre, le CEME a transmis une lettre à la ministre espagnole des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la coopération, Arancha González Laya, demandant une audience avant de se rendre à la Commission et au Parlement européens.


Dans la lettre, le patronat de Melilla font état de l’attitude « agressive » du Maroc et des traités bilatéraux et internationaux que Rabat ignore dans sa relation avec l’Espagne.

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