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22.01.2021 à 02 H 25 • Mis à jour le 22.01.2021 à 02 H 25
Par
Espagne

Les producteurs de fruits et légumes d’Almeria terrassés par les exportations marocaines

Les agriculteurs de la région espagnole d’Almeria pâtissent de la concurrence des produits marocains, rapporte la presse locale, qui estime qu’ils ne bénéficient pas des mêmes conditions de contrôle et de coûts de production (en particulier pour la main-d’œuvre) qui sont bien inférieurs au Maroc.


A ce jour, et comme le montrent les données fournies par l’Association des organisations de producteurs de fruits et légumes d’Almería (Coexphal), les achats espagnols à l’étranger de légumes de janvier à octobre 2020 se sont élevés à 1,2 million de tonnes (+ 4 %) pour une valeur de 716 millions d’euros (-3 %), concentrée sur trois produits principaux : la pomme de terre, qui représente plus de la moitié du volume total des légumes importés par l’Espagne, avec 678 957 tonnes, la tomate et les haricots verts qui dépassent les 100 000 tonnes et affichent une tendance à la hausse pour la plupart des mois de 2020.


Jusqu’en octobre, les achats de tomates ont atteint 141 118 tonnes (+ 3 %) et ceux de haricots verts s’élevait à 106 136 tonnes (+12), le Maroc étant le principal fournisseur dans les deux cas.


Dans ce contexte, la Fédération espagnole des associations de producteurs-exportateurs de fruits, légumes, fleurs et plantes vivantes (FEPEX) dont Coexphal fait partie, s’inquiète de la croissance des importations marocaines dans des produits et des périodes qui coïncident avec la production espagnole, sans que les conditions de concurrence, tant en termes de production, d’aspect social ou environnemental, soient les mêmes.


De plus, la situation est d’autant préoccupante pour les agriculteurs espagnols car la concurrence affecte à la fois le marché national que les marchés étrangers, dont dépend l’essentiel du chiffre d’affaires du secteur espagnol des fruits et légumes. En ce qui concerne le marché des fruits, la gamme des produits importés en partie du Maroc est également en croissance.


Aussi, Coexphal craint que la concurrence soit à la fois nationale et étrangère, dont dépend l’essentiel du chiffre d’affaires du secteur.


Concrètement, la banane et l’orange occupent les deux premières positions, avec respectivement 258 836 tonnes et 184 326 tonnes, pour une valeur de 144 millions d’euros et 157 millions d’euros respectivement, mais l’avocat se démarque également avec des volumes importants, avec 146 761 tonnes et 286 millions d’euros, la pomme, avec 143 004 tonnes et 124 millions d’euros, la pastèque, avec 109 161 tonnes et 62 millions d’euros et le kiwi, avec 116 641 tonnes et 210 millions d’euros.

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