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24.12.2020 à 15 H 58 • Mis à jour le 24.12.2020 à 15 H 58
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Etude

L’essentiel du rapport du HCP sur l’impact du Covid-19 sur la situation des enfants

Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) a publié, jeudi, un rapport sur l’impact de la crise sanitaire liée à la pandémie du nouveau coronavirus (covid-19) sur la situation sociale, économique et psychologique des enfants et ce, en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).


En voici l’essentiel :


–  Presque tous les enfants ont respecté le confinement sanitaire. Seuls 2,5 % ont rompu ce confinement, la moitié pour jouer et le quart pour approvisionner le ménage en produits de base.


–  Les parents ont été suffisamment informés des symptômes de covid-19. Ils ont également montré une large connaissance des principaux gestes barrières dont la désinfection régulière des mains, le port des masques et le respect des règles de la distanciation physique.


–  Le confinement a eu plusieurs impacts psychologiques sur les enfants dont l’anxiété, la peur, le sentiment d’être emprisonné à domicile, les comportements obsessionnels et les troubles de sommeil ou d’appétit.


–  En période de confinement, une personne âgée de 15 ans et plus sur 10 (9,3 %) a consacré du temps pour les activités d’éducation ou de formation. En moyenne par jour, chaque personne a consacré 212 minutes à l’éducation.


–  Un peu moins des deux-tiers (62,4 %) des marocains ont consacré du temps à la communication et la socialisation à travers internet et les réseaux sociaux, en particulier les jeunes de 18 à 24 ans (84,6 %) et les enfants de moins de 18 ans (78,1 %) et, enfin, 37,6 % ont réservé de leur temps pour s’occuper des enfants.


–  Le temps moyen quotidien consacré pour chacune de ces occupations est, pour les travaux ménagers, de 2 heures 38 minutes avec d’énormes disparités selon le sexe, 4 heures 27 minutes pour les femmes contre 44 minutes seulement pour les hommes.


–  Pour ce qui est des activités de communication et de sociabilisation, 3 heures 5 minutes y sont consacrées par les jeunes de 18 à 24 ans, et 2 heures 40 minutes par les enfants de moins de 18 ans, contre une heure 4 minutes à l’échelle nationale. Le temps consacré pour s’occuper des enfants est d’une heure 3 minutes, plus consistant chez les femmes avec une heure 20 minutes que les hommes avec seulement 46 minutes.


–  Pendant le confinement, près de 84 % des préscolarisés n’ont pas pu suivre les cours à distance. Le risque de ne pas suivre les cours à distances est significativement plus réduit parmi les ménages dirigés par une femme (77,5 %) que parmi ceux dirigés par un homme (84,4 %).


–  Interrogés sur la raison principale pour laquelle l’enfant n’a pas suivi les cours à distance, les parents évoquent en premier lieu la méconnaissance de la disponibilité des canaux dédiés au télé-enseignement à raison de 43,7 %, 39,8 % dans les villes et 45,5 % à la campagne. Cette proportion est de 24 % parmi les ménages aisés contre 45,5 % pour le reste des ménages.


–  La moitié des élèves au secondaire (49,9 %) étaient motivés et intéressé par le télé-enseignement, 25 % soucieux de l’avenir de leurs études, 18,1 % perturbés et gênés par ce type d’enseignement et 7 % désintéressés. Par ailleurs, l’école à la maison a montré des difficultés d’assimilation pour près de la moitié des lycéens (48 %) et d’addiction aux outils électroniques (16 %). A contrario, pour 28,7 % des lycéens, le télé-enseignement n’a eu aucun impact sur eux.


–  Près de la moitié (47,1 %) des enfants âgés de 6-17 ans ayant nécessité un suivi médical, tous services confondus, durant le confinement, n’ont pas pu accéder à ces services, 18,8 % parmi les enfants de moins de 6 ans et 35,9 % parmi l’ensemble de la population. Également, plus d’un enfant de moins de 6 ans sur dix (11,7 %) n’a pas bénéficié de services de vaccination, 12,9 % pour les enfants ruraux et 10,5 % pour les citadins.


–  Le non-recours aux services de santé maternelle et reproductive, s’est nettement réduit, durant cette période. C’est ainsi que le non-recours aux services de santé reproductive a reculé de 13 points de pourcentage entre le début de confinement et la fin du confinement passant de 33,8 % à 20,8 %. Pour le non-recours aux services de santé maternelle, il a atteint 29,8 % au début contre 26,2 % à la fin du confinement, soit une baisse de 3,6 points de pourcentage.


–  Dans le domaine de l’emploi, 72,5 % des ménages avec enfants ont eu parmi leurs membres un actif occupé qui a été contraint d’arrêter de travailler au temps de confinement. Alors que le maintien de l’activité pour le reste des ménages a été accompagnée dans la majorité des cas par une baisse importante de leurs revenus.


–  Dans l’ensemble 41,5 % des ménages avec enfants ont déclaré être incapables de respecter au moins un de leurs engagements financiers (loyer, crédit logement, crédit à la consommation, frais des soins médicaux, frais de scolarité, facture d’eau et d’électricité et crédits auprès des épiciers).


–  Parmi les 16 % des ménages avec enfants scolarisés dans le secteur privé, 34,9 % ont été incapables de payer les frais de scolarité lors du confinement.

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