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13.07.2017 à 14 H 29 • Mis à jour le 13.07.2017 à 14 H 29
Par
Hirak

« Marche des femmes » de Rabat : HRW dénonce la brutalité policière

Suite à la répression brutale de « la marche des femmes », organisée samedi 8 juillet en face des grilles du Parlement à Rabat, l’ONG internationale Human Rights Watch a dénoncé une attitude délibérée des autorités pour entraver tout acte de protestation, particulièrement dans le centre-ville de la capitale, alors qu’à Casablanca le même événement s’est déroulé sans encombres.


« Au Maroc, le droit de se rassembler dépend trop souvent de l’attitude des autorités à l’égard des manifestants », a déclaré en substance Sarah Leah Whitson, directrice de la région MENA de Human Rights Watch, dans un communiqué diffusé ce jeudi.


« Bien que la constitution garantisse aux citoyens le droit de se rassembler, les forces de l’ordre marocaines ont poussé et frappé un petit groupe de manifestants pacifiques », a écrit l’ONG dans son communiqué.


« La constitution marocaine de 2011 affirme le droit de s’exprimer et de se rassembler librement. La loi sur les rassemblements dans les espaces publics exige des organisateurs qu’ils avisent en amont les autorités –  mais pas dans le but d’obtenir de leur part une autorisation préalable -, celles-ci pouvant décréter l’interdiction d’un rassemblement si elles estiment qu’il est susceptible de troubler l’ordre public », poursuit Human Rights Watch.


Quelques figures de la société civile présents lors de cette marche ont été violenté par les forces de l’ordre, à l’instar de l’avocat Mohamed Nouaydi qui a reçu un coup au visage ou encore l’historien Maati Monjib, bousculé et frappé dans le dos.


La presse qui couvrait l’événement a elle aussi été prise à partie comme en témoignent ses images filmées. Des journalistes ont été jeté à terre et roués de coup. Les autorités ont nié cette version pourtant documentée en affirmant que les manifestants ont refusé de se soumettre aux sommations de dispersement, qu’ils ont agressé les forces de l’ordre et simulé des évanouissements.

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