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01.05.2018 à 20 H 10 • Mis à jour le 01.05.2018 à 20 H 14
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Crise

Maroc-Iran: le Hezbollah dément les accusations de Bourita

Le Hezbollah libanais a nié les accusations du ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita faisant état de l’envoi d’armes au Front Polisario, ce qui a incité il ce mardi Rabat à couper ses relations diplomatiques avec Téhéran, rapporte l’AFP de son bureau de Beyrouth.


Le mouvement chiite libanais a indiqué dans un communiqué « en commentaire à la décision marocaine de rompre les relations diplomatiques avec l’Iran et sur les allégations de son ministre des Affaires étrangères quant au soutien du Hezbollah et la formation du Front Polisario, le Hezbollah nie ces allégations et rejette totalement ces accusations ».


Le Hezbollah a ajouté qu’il est « regrettable que le Maroc recours, par la pression américaine, israélienne et celle de l’Arabie Saoudite, à proférer des fausses accusations », soulignant qu’ « il incombait au ministère marocain des Affaires étrangères à rechercher à être plus convaincant dans ses arguments pour rompre ses liens avec l’Iran. »


Nasser Bourita, avait annoncé plus tôt dans la journée que la décision de rompre avec Téhéran avait été prise « en réponse à l’implication de l’Iran à travers le Hezbollah dans une alliance avec le Polisario visant la sécurité et les intérêts du Maroc ».


Cette relation selon Bourita a débuté en 2016, lorsqu’un comité a été formé pour soutenir le Polisario au Liban sous les auspices du Hezbollah. Une initiative qui a été suivi par « une visite d’une délégation militaire du Hezbollah à Tindouf », où sont situés les camps de réfugiés et la direction du Front en territoire algérien.


« Un tournant a été observé lorsque le 12 mars 2017 été arrêté à l’aéroport de Casablanca Qassim Mohammed Taj al-Din, un des argentiers du Hezbollah en Afrique, sur la base d’un mandat d’arrêt international émis par les Etats-Unis l’accusant de blanchiment d’argent et le terrorisme », a indiqué Bourita.


« Le Hezbollah a alors entrepris de se venger suite à cette arrestation, et a envoyé des armes et des cadres militaires pour former des éléments à Tindouf pour former le Polisario aux techniques de guérilla et de préparer des équipes de commando à des opérations hostiles contre le Maroc », a indiqué le ministre, ajoutant que des « missiles SAM 9 et SAM 11 ont finalement été livrés au Polisario ».


« Nous avons des preuves, des données et des dates montrant l’implication d’au moins un membre de l’ambassade iranienne en Algérie dans l’organisation de toutes ces opérations depuis au moins deux ans », a déclaré Bourita.

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