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19.08.2022 à 03 H 28 • Mis à jour le 19.08.2022 à 03 H 28 • Temps de lecture : 2 minutes
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Fertilisants

Phosphate au Brésil : l’Australien Aguia se positionne en concurrent frontal d’OCP

Aguia

La première mine de phosphate dans le sud du Brésil pourrait voir le jour d’ici fin 2023, apprend-on ce mercredi de Reuters.


En charge de sa construction, la branche brésilienne de la société australienne Aguia Resources Limited, attend l’obtention du permis d'installation nécessaire pour commencer les travaux prévus en octobre, selon le directeur général d'Aguia Fertilizantes, Fernando Tallarico. « La construction prendra environ un an, et un permis d'exploitation est nécessaire pour commencer la production », a-t-il poursuivi.


Par ailleurs, Fernando Tallarico explique que la ville de Lavras do Sul, près de la frontière uruguayenne « est connue depuis plus de 200 ans pour la production de cuivre et d'or », rappelant que sa société a été « la première à vérifier la possibilité de produire du phosphate dans la région ».

 

L'objectif d'Aguia est d'explorer le gisement de Lavras do Sul, où se trouvent environ 105 millions de tonnes de phosphate, pendant une période initiale de 18 ans, fait-on savoir. Dans le détail, Aguia déclare que «  la mine de phosphate produira 300 000 tonnes par an à maturité et le projet devrait commencer à rembourser les investisseurs dans 2,6 ans ».


La consommation de phosphate du Brésil est de 7 à 8 millions de tonnes par an. Toutefois, les besoins en engrais du Brésil dépendent à 85 % des importations, notamment en provenance de Russie et de Biélorussie. Le Maroc est le troisième fournisseur d’engrais du Brésil, après ces deux pays impliqués dans la guerre en Ukraine.


En marge du conflit russo-ukrainien, le gouvernement brésilien a pour objectif de réduire d’ici 2050, les importations globales d'engrais à 45 % de la consommation intérieure totale, fait-on savoir. Cette décision ouvre la brèche au développement de projets d'exploitation d'engrais au Brésil, signale la source.


Comme nous le rapportions précédemment, OCP envisage l’implantation d’une usine de traitement de phosphate au Brésil, afin de subvenir au besoin de ce pays d’Amérique latine en engrais. « Avoir une usine au Brésil serait très utile », avait déclaré en mai dernier, le patron de OCP Mostafa Terrab lors d’une réunion avec le ministre brésilien de l’Agriculture, Marcos Montes.


Enfin, il est important de rappeler qu’à l’approche des élections d’octobre 2022 au Brésil, l'actuel président Jair Bolsonaro qui entretient de bonnes relations avec Rabat, voit sa côte de popularité décliner au profit de l’ancien président brésilien de gauche Luiz Inácio Lula da Silva.


Cette situation pourrait alerter dans un contexte où le Maroc fait face aux mouvements socialistes en Amérique latine dont une partie ont fait un volte face diplomatique reconnaissant la « RASD ».


Lula da Silva est toutefois connu pour son « pragmatisme », et son éventuelle victoire aux élections pourrait jouer en faveur de la conquête du Maroc du marché des engrais en Amérique latine, dans le sens où Lula da Silva jouerait le rôle d'intercesseur pour « la diplomatie des phosphates ».

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