En continu
Les dernières informations en temps réel

Connectez-vous

Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous !

Découvrez l'offre de lancement du Desk

60 DH
1 mois
Découvrir les offres
02.12.2020 à 10 H 48 • Mis à jour le 02.12.2020 à 10 H 50
Par
Nations Unies

Pretoria échoue à inscrire le Sahara au menu de sa présidence du Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité n’abordera finalement pas dans son programme prévisionnel du mois de décembre la situation qui prévaut au Sahara Occidental malgré les derniers événements de Guerguerat.


En tant que président du Conseil de sécurité en décembre, dernier mois de son mandat de deux ans, l’Afrique du Sud qui a milité dans ce sens auprès du « Groupe des amis du Sahara Occidental », réunissant les Etats-Unis, la France, la Russie et le Royaume-Uni, organise cependant, comme Le Desk l’avait relevé, un débat de haut niveau par vidéoconférence sur la coopération entre l’ONU et le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union Africaine (UA).


Ce thème cher à Pretoria a été réitéré à travers un communiqué diffusé le 1er décembre par sa diplomatie. Le président sud-africain Cyril Ramaphosa (qui dirige également l’UA en 2020) devrait donc se suffire à présider le débat des instances ONU-UA prévu le 4 décembre aux côtés du secrétaire général de l’ONU António Guterres et du président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat.


Le conclave virtuel verra la participation de chefs d’Etat et de gouvernement africains. Les dirigeants de certains des pays africains inscrits à l’ordre du jour du Conseil de sécurité seront invités, de même que ceux qui fournissent des troupes aux opérations de paix sur le continent, ainsi que les chefs des organisations sous-régionales africaines. Il n’est pas certain que le Maroc qui remplit pourtant ces critères se joindra à cette initiative, du moins pas à un niveau politique élevé.


Et pour cause, parmi les sujets que l’Afrique du Sud a suggérés pour discussion dans sa note conceptuelle, celui de l’impact de la coopération entre l’UA et l’ONU sur les efforts de résolution des conflits en Afrique. L’occasion pour soulever la question du Sahara occidental qui a connu une tension significative après l’opération militaire des Forces armées royales à Guerguerat contre le Polisario et l’annonce de ce dernier de son retrait unilatéral du cessez-le-feu décrété en 1991 et encadré par l’Accord militaire n°1 de 1997-98.


Rabat s’en tient, depuis juillet 2018 au rapport de Moussa Faki qui avait consacré au sujet de ce conflit régional « la primauté et la pertinence du processus conduit par les Nations Unies ». Une première depuis 30 ans. Autre élément important du document élaboré à l’époque par le président de la Commission de l’UA : dorénavant, toute action sur le sujet que souhaiterait mener le CPS de l’UA devrait être soumise à l’approbation des chefs d’Etat de l’organisation panafricaine.

Par
Revenir au direct